18 janvier 2017
MADE IN BRITAIN (Critique)
d'Alan Clarke
avec Tim Roth, Terry Richards, Bill Stewart, Eric Richard, Sean Chapman, Geoffrey Hutchings...
Drame / Royaume-Uni (1982)
Trevor est une vraie petite merde. Une croix gammée tatouée sur le front, il ne cherche que
les ennuis et enchaîne les mauvais coups. Placé dans un foyer après un
énième délit pour évaluer sa capacité à se réinsérer, il n’accepte
aucune règle…
MADE IN BRITAIN décrit ce moment charnière de la dernière chance "offerte" par la société au jeune homme avant la case prison.
Dès
les premières images du film, on sent qu’on va détester Trevor,
skinhead insupportable et arrogant. Et pourtant, cette petite frappe se
révèle très vite plus complexe qu’il n’y paraît. C’est là où le film
interpelle et prend tout son sens : Alan Clarke (SCUM) a
choisi comme personnage principal un jeune très intelligent, capable
d’argumenter, non dénué d’humour mais qui refuse de se soumettre et qui
puise toute sa force dans la haine d’un système qui ne lui a jamais donné sa chance.
15 janvier 2017
SAVAGE WEEKEND (Critique)
de David Paulsen
avec Marilyn Hamlin, Jim
Doerr, Caitlin O'Heaney, Christopher Allport, William Sanderson,
David Gale, Devin Goldenberg, Jeff Pomerantz, Yancy Butler...
Un groupe d'amis quitte
New-York pour passer un week-end à la campagne. Confrontés aux
rednecks du coin, cette petite virée va s'avérer moins bucolique
que prévue...
Afin d'installer un
climat inquiétant à moindres frais, SAVAGE WEEKEND, comme souvent
dans le cinéma d'horreur américain, joue sur l’opposition entre
citadins éduqués et rednecks étranges et à l'hygiène plus que
douteuse. Nos gentils urbains font donc de la barque, s'adonnent aux
joies de la bronzette, supervisent la construction d'un bateau, le
tout sous le regard oblique des vilains ploucs.
Et les meurtres dans tout
ça ? Nous sommes quand même dans un slasher ! Eh bien ils
tardent à venir, alors comme les actrices sont charmantes, SAVAGE
WEEKEND enchaîne les scènes sexy voire carrément olé olé. La
tension sexuelle entre l'héroïne et le bûcheron de service
atteindra même son paroxysme lors d'une scène hallucinante de
traite de vache hautement érotique (si, si, je vous assure).
Le massacre commence dans
la dernière partie du film et tout le casting ou presque se fera
enfin trucider de manière malheureusement peu originale. Excepté un
meurtre à la scie circulaire très réussi, on reste un peu sur sa
faim : pas assez flippants, pas assez sanglants, les autres
meurtres font un flop.
Un peu plus malin qu'il
n'y paraît, le film joue tout de même avec les codes pour nous
montrer des citadins finalement pas si civilisés et des ploucs pas
si horribles. Peu palpitant, SAVAGE WEEKEND reste tout de même
agréable à regarder grâce à ses nombreuses scènes déshabillées.
14 janvier 2017
13 janvier 2017
L'ARNACŒUR (Critique + Réplique de la mort qui tue + Gif animé)
(aka HEARTBREAKER aka ELS SEDUCTORS aka LOS SEDUCTORES)
de Pascal Chaumeil
avec
Romain Duris, Vanessa Paradis, Julie Ferrier, François Damiens, Helena Noguerra, Jacques Frantz, Andrew Lincoln, Jean-Yves Lafesse, Jean-Marie
Paris, Audrey Lamy, Victoria Silvstedt, Elodie Frenck...
Comédie – France (2010)
Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'un film tout public, français, avec des acteurs connus dedans : L'ARNACŒUR. Eh oui, une comédie sentimentale, vous ne rêvez pas !
En
effet, ce film m'a tellement plu, malgré les tares que je vous ai
citées plus haut, que je dois vous faire partager mon enthousiasme.
Tout d'abord, que les choses soient claires, L'ARNACŒUR, avant d'être une romance, est
surtout une vraie comédie maniant l'absurde avec brio, rappelant par de
nombreux côté les comédies britanniques ou scandinaves. On est à mille
lieues de DIRTY DANCING, même si ce dernier est largement parodié dans le film, ou de CAMPING : L'ARNACŒUR est un film drôle.
Romain Duris joue avec son image et se révèle tout simplement parfait en
"briseur" de couples mal assortis tombant amoureux d'un de ses contrats,
incarné par Vanessa Paradis (y'a pire comme contrat !). Les seconds
rôles sont également savoureux, mention spécial à François Damiens,
toujours excellent, et à Helena Noguerra en chaude du cul.
Très rythmé, le film ne s'essouffle jamais et l'on suit avec joie et allégresse les
aventures rocambolesques de Romain Duris alias Alex Lippi et de son
équipe. Pour ne rien gâcher, les dialogues valent leur pesant de
cacahouètes, certains risquent même de devenir cultes comme de
nombreuses scènes du film.
Quel plaisir de voir une vraie comédie, légère mais intelligente !
Il y a des films qu'on aime voir et revoir à chacune de leur rediffusion, L'ARNACŒUR entre directement dans cette catégorie.
REPLIQUE DE LA MORT QUI TUE :
"Ça fait trois jours que j'ai pas baisé, j'ai des fourmis dans la chatte."
12 janvier 2017
EROTIC SURVIVOR (Critique + Réplique de la mort qui tue)
(aka EROTIC CASTAWAY)
de John Bacchus
avec Erin Misty Mundae Brown, Darian Caine, Ruby Larocca (sous le pseudo de Esmeralda DellaRocco), Debbie Rochon, Jade Duboir,
Justin Wingenfeld, William Hellfire, Joey Smack, John Bacchus...
Comme son titre l'indique, EROTIC SURVIVOR est une parodie érotique de Survivor (non, il ne s'agit pas du groupe qui a commis Eye of the Tiger, mais bel et bien de l'émission appelée Koh-lanta
chez nous). Aussi retrouve-t-on tout ce qui fait la "qualité" de ce
programme télé : les interventions des protagonistes donnant leur
sentiment sur l'aventure qu'ils sont en train de vivre, les épreuves
débiles et les votes éliminatoires.
Malheureusement,
malgré quelques "bonnes" idées, comme le fait de se frayer un chemin
dans la jungle (enfin plutôt la forêt du coin) à coup de godemiché, on
se rend très vite compte que regarder ce film va être pire que passer
quelques temps sur une île déserte entouré de blaireaux. En effet,
celui-ci n'est ni mal joué ni mal écrit, il est tout simplement ni joué
ni écrit.
Les
acteurs sont en roue libre et même s'ils semblent par moment beaucoup
s'amuser (et avoir abusé de boissons alcoolisées) presque tous les gags
tombent à plat. Du coup, l'ensemble est trop décousu pour être agréable
et on s'ennuie ferme.
Heureusement,
quelques scènes lesbiennes permettent de réveiller le spectateur et de
pimenter un peu le film avec des habituées de ce type de production : la
toujours aussi craquante Misty Mundae (THE LORD OF THE G-STRINGS), Jade Duboir (GLADIATOR EROTICUS – LES GUERRIERES LESBIENNES) et ses affreux nichons tout refaits, Ruby Larocca (BOMBE RAIDER) et Darian Caine (LA PLAYMATE DES SINGES)
à poil la moitié du film. Mais ces scènes restent très softs et se
limitent à quelques caresses et léchouilles dans les bois ou dans la
boue. Pas de quoi mettre une mention "interdit au moins de 18 ans" sur
la jaquette : c'est du niveau de feu les téléfilms érotiques dominicaux
de M6. C'est dire...
Reste tout de même quelques dialogues savoureux (voir plus bas), et la présence de la légende "tromaïenne" Debbie Rochon...
Mais ce n'est pas assez pour rattraper EROTIC SURVIVOR dont le seul exploit est de proposer des épreuves plus débiles que dans le jeu original...
REPLIQUE DE LA MORT QUI TUE :
"J'ai pu bouffer de la chatte, on m'a aussi bouffé la mienne, c'était plutôt sympa"
09 janvier 2017
LES BOURREAUX (Réplique de la mort qui tue)
"Détends-toi Mein Liebe, je vais seulement te défigurer"
LES BOURREAUX de David L. Hewitt (sous le pseudo de B. Eagle)
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