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05 août 2020

PRINCESSE (Critique)

affiche du film d'animation PRINCESSE (PRINCESS)
(PRINCESS)


de Anders Morgenthaler


avec Thure Lindhardt, Stine Fischer Christensen, Jens Arentzen, Rasmus Bjerg, Christian Tafdrup, Campbell Snavely, Gunnar Wile, Margrethe Koytu, Rikke Hallund, Henrik Ipsen, Karen Rosenberg...



AnimationAction - Drame / Allemagne – Danemark (2006)



August, le frère d’une star du X morte par overdose, décide de récupérer sa nièce de 5 ans, Mia, pour s’en occuper. Après s’être rendu compte qu’elle a été abusée et

screenshot du film d'animation PRINCESSE (PRINCESS)
violentée, August disjoncte et part en croisade contre les pornographes qui exploitent encore l’image de sa sœur...

Destiné à un public adulte et averti, PRINCESSE mélange animation et prises de vue réelles. L’animation au dessin assez simple et peu fluide peut surprendre mais ce parti-pris esthétique est vite oublié tant l’ensemble est d’une redoutable efficacité. Les scènes avec des acteurs correspondent à des flash-back qui permettent d’éclairer le spectateur sur la genèse des personnages.


screenshot du film d'animation PRINCESSE (PRINCESS)
Le fait que le personnage principal, totalement déconnecté de la réalité, navigue entre folie et mysticisme permet au réalisateur beaucoup d’excès et les scènes violentes et dérangeantes se succèdent. Toutefois, la tendresse et la poésie sont également très présentes et cette rencontre entre cet homme désabusé qui tombe dans la violence aveugle et cette enfant déjà détruite par la vie à 5 ans permet aussi de jolis moments.

26 mars 2020

PROPRIETE INTERDITE (Critique)

affiche PROPRIETE INTERDITE avec Valérie Bonneton et Charles Berling
(aka FORBIDDEN HOUSE)


de Hélène Angel


avec Valérie Bonneton, Charles Berling, Vasil Vivitz Grecu, Guilaine Londez, Thierry Godard, Eric Wagner, Sacha Mijovic...



Drame / France (2011)



Charles Berling et Valérie Bonneton dans PROPRIETE INTERDITEAprès le suicide de son frère, Claire (Valérie Bonneton) hérite de la demeure familiale, lieu du drame. Installée avec son compagnon (Charles Berling) pour quelques jours dans cette maison isolée et délabrée, elle va rapidement avoir l’impression que celle-ci est squattée...

Le moins que l’on puisse dire c’est que PROPRIETE INTERDITE ne fait pas dans l’originalité avec son couple au bord de la rupture confronté à des phénomènes étranges dans une maison où une tragédie vient d’avoir lieu. Evidemment, madame est instable psychologiquement, se gave de cachets et reste persuadée que son défunt frère va essayer de prendre contact avec elle. Evidemment des bruits étranges font rapidement leur apparition.

Valérie Bonneton crame une allumette dans PROPRIETE INTERDITE
En soi, ce manque d’originalité n’est pas forcément un problème, c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe. Le traitement réservé au film en est un. Commençons par ce qui fâche : loin de ses rôles habituels, la prestation de Valérie Bonneton est tout simplement catastrophique et elle s’avère aussi captivante qu’une palourde (et encore, je soupçonne certaines palourdes de mieux jouer). Charles Berling s’en sort mieux mais semble vraiment ramer pour amener un semblant de rythme à l’ensemble.

24 juillet 2019

CLIMAX (Critique)

affiche de CLIMAX de Gaspar Noé

de Gaspar Noé



avec Sofia Boutella, Romain Guillermic, Souheila Yacoub, Kiddy Smile, Giselle Palmer, Taylor Kastle, Claude-Emmanuelle Gajan-Maull, Sharleen Temple...




Drame – Belgique / France (2018)





Une troupe de danseurs fête la fin des répétitions avant un spectacle à New-York. Tout se passe pour le mieux mais quelqu’un a drogué la sangria (!) et la soirée part en sucette...

CLIMAX de Gaspar Noé screenshotMalgré ce scénario peu encourageant, j’attendais avec impatience de vivre l’expérience CLIMAX. Fan des premiers films de Gaspar Noé qui étaient chocs et dérangeants, j’espère toujours prendre à nouveau une grosse claque. Mais cette époque est bel et bien révolue et le réalisateur s’enfonce malheureusement un peu plus dans une esthétique vaine et vide de sens.

CLIMAX de Gaspar Noé Screenshot
La caméra virevolte, passe d’un danseur à un autre captant les chorégraphies, les interactions et les propos, pour certains presque inaudibles mais toujours sans intérêt. CLIMAX se veut être un gros trip mais est juste un film répétitif et prétentieux où des acteurs en roue libre déambulent dans des couloirs (énormément), hurlent (beaucoup), se battent (un peu), baisent (un peu plus) et dansent (beaucoup trop).

Moins transgressif que LA REINE DES NEIGES et plus chiant, CLIMAX est taillé pour les critiques prout-prout qui y voient des choses extraordinaires. Comme je suis plutôt binaire, j’ai surtout vu un gros navet.



12 janvier 2018

L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER (Critique)

L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER, CRAZY LOVE, Bukowski, Nécrophilie, Dominique Deruddere, Josse de Pauw, film
(CRAZY LOVE aka LOVE IS A DOG FROM HELL)


de Dominique Deruddere


avec Josse de Pauw, Geert Hunaerts, Michael Pas, Gene Bervoets, Amid Chakir, Florence Béliard, Carmela Locantore, Karen Van Parijs, An Van Essche, Doriane Moretus...


Comédie Dramatique / Drame – Belgique (1987)



L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER, CRAZY LOVE, Bukowski, Nécrophilie, Dominique Deruddere, Josse de Pauw, filmEnfant, Harry est tombé amoureux d'une princesse vue dans un film. Obsédé par cette image, il rêve de l'amour avec un grand A. Jeune homme amoureux, il vivra l'humiliation à cause d'une acné plus que repoussante. Adulte, désabusé et noyé dans l'alcool, il ne rencontrera cet Amour qu'à travers une relation avec un cadavre qu'il vient de voler (la même actrice incarne la princesse et la morte, la boucle est bouclée).

En 1985, Dominique Deruddere réalise FOGGY NIGHT, un court-métrage tiré d'une nouvelle de Charles Bukowski : la Sirène Baisée de Venice, Californie, court qu'il intégrera deux ans plus tard dans un long : CRAZY LOVE (L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER pour la France).

L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER, CRAZY LOVE, Bukowski, Nécrophilie, Dominique Deruddere, Josse de Pauw, film
Difficile dans ces conditions de ne pas faire le parallèle avec LUNE FROIDE de Patrick Bouchitey : même inspiration, même cheminement. Toutefois, ces films sont totalement différents tant sur le fond que sur la forme. Dominique Deruddere, également co-scénariste, prend en effet plus de liberté avec le texte originel allant jusqu'à en changer la fin afin d'insuffler une touche de romantisme à cette histoire de nécrophilie.

L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER, CRAZY LOVE, Bukowski, Nécrophilie, Dominique Deruddere, Josse de Pauw, filmPour donner une unité à ce triptyque retraçant 3 moments clés de la vie d'un homme (la fin de l'innocence / l'espoir bafoué / l'Amour), le réalisateur intègre quelques fils conducteurs. Chaque segment contient en effet une scène clé se déroulant dans une voiture et une où le héros se retrouve allongé sur une femme (une femme saoule / la "marie-couche-toi-là" de service / le cadavre dérobé). Le personnage principal est également systématiquement accompagné d'un ami (Stan, un plus grand lui expliquant (mal) les choses du sexe / Jeff, un ami lui voulant du bien / Bill, un compagnon de beuverie fraîchement sorti de prison).

25 novembre 2017

LA POSSEDEE (Critique)

LA POSSEDEE, Christina Lindberg, Erotique, Exposed, jaquette
(EXPONERAD aka EXPOSED aka DIARY OF A RAPE)


de Gustav Wiklund


avec Christina Lindberg, Heinz Hopf, Björn Adelly, Janne Carlsson, Birgitta Molin, Siv Ericks, Tor Isedal...



Erotique / Drame – Suède (1971)


LA POSSEDEE, Christina Lindberg, Erotique, Exposed, naked, female nudity, seins nusPendant une soirée, Léna, une étudiante, pose nue pour des photos coquines. Victime d’un chantage de la part du photographe, elle est obligée de prendre part aux parties fines qu’il organise et d’avoir des relations sexuelles avec ses invités, hommes ou femmes…

Difficile à la lecture de ce "pitch", de ne pas voir entre LA POSSEDEE et le culte THRILLER certains points communs. Outre la présence de Christina Lindberg et de Heinz Hopf, des similitudes existent au niveau du scénario. En effet, comme dans le rape and revenge de Bo Arne Vibenius, l’héroïne se retrouve sous l’emprise d’un homme, non par la drogue mais par le chantage, non pour l’argent mais par perversion.

LA POSSEDEE, Christina Lindberg, Erotique, Exposed, naked, female nudity, seins nus
Comme dans ANITA, autre film érotique avec Christina Lindberg, le réalisateur utilise le contraste qui existe entre son visage juvénile et ses formes affriolantes afin d'accentuer son propos. Malheureusement, son jeu d’actrice n’est pas au niveau de son physique, le manque d’expression de l'actrice, qui semble continuellement ailleurs, nuit quelque peu au film, comme c'était déjà le cas dans THRILLER. Difficile dans ces conditions d’éprouver une quelconque empathie envers cette jeune étudiante qui fantasme des scènes de sexe et de violence, qui veut fuir sans vraiment le faire et qui cherche l’amour sans vraiment le vouloir. Le personnage de Léna devient alors très vite irritant tant on a envie de la secouer (il s’agit là d’une image) pour la faire réagir. On suit donc ses pérégrinations au gré de ses rencontres jusqu’à un final très sombre qui aurait mérité une approche plus subtile.

16 avril 2017

MALIBU HIGH (Critique)

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(aka MALIBU LA RAGAZZA CHE SCOTTA)


d'Irvin Berwick


avec Jill Lansing, Stuart Taylor, Alex Mann, Katie Johnson, Phyllis Benson, Tammy Taylor, John Harmon, Garth Howard...



Drame - Sexploitation / Etats-Unis (1979)



Jill Lansing, malibu high, film, irvin berwick, sexploitation, drameKim déprime : Kevin l’a larguée pour sortir avec une autre. Alors elle boit, se drogue et ne fait plus rien à l’école. Voulant "réussir" à tout prix (comprenez avoir de l’argent et se la péter devant son ex), elle se prostitue et use de ses charmes (comprenez coucher) auprès de ses professeurs afin d'obtenir son diplôme. Une fois le doigt dans l’engrenage de la drogue et de la prostitution, Kim oublie toute forme de morale et, malgré les apparences, ne maîtrise plus rien…

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Film moralisateur censé démontrer les dangers d’une vie dissolue, MALIBU HIGH est surtout un prétexte à nous emmener dans des bas-fonds d’opérette et à dénuder son actrice principale, même si cela reste trop soft pour susciter le moindre émoi.

L’intrigue tourne entièrement autour de cette gourdasse de Kim, personnage sans foi ni loi, capable de tout et surtout du pire pour sortir d’un milieu qu’elle méprise et faire la nique à son couillon d’ex-petit copain. Quelques bonnes scènes (l’élimination du directeur de l’école) et l'absence de temps mort suffisent pour captiver et MALIBU HIGH se regarde avec plaisir malgré ses grosses ficelles scénaristiques et ses invraisemblances.

Malibu High, murder scene, irvin berwick, sexploitation, bach films, drame, drogue, prosstitutionPseudo-radiographie d’une jeunesse américaine à l’abandon, ce film a le mérite d’alerter les jeunes femmes sur les dangers qui les guettent : si vous ne voulez pas bosser pour la mafia, tomber dans la drogue ou tapiner, il ne faut jamais ô grand jamais sortir avec un Kevin ! Mesdemoiselles, vous voilà prévenues !


18 janvier 2017

MADE IN BRITAIN (Critique)

Made in Britain, Tim Roth, affiche, Alan Clarke, Skinhead, poster

d'Alan Clarke



avec Tim Roth, Terry Richards, Bill Stewart, Eric Richard, Sean Chapman, Geoffrey Hutchings...





Drame / Royaume-Uni (1982)





Made in Britain, Tim Roth, Alan Clarke, Skinhead, Tatouage, FilmTrevor est une vraie petite merde. Une croix gammée tatouée sur le front, il ne cherche que les ennuis et enchaîne les mauvais coups. Placé dans un foyer après un énième délit pour évaluer sa capacité à se réinsérer, il n’accepte aucune règle…

MADE IN BRITAIN décrit ce moment charnière de la dernière chance "offerte" par la société au jeune homme avant la case prison.

Made in Britain, Tim Roth, Alan Clarke, Skinhead, tatouages, film
Dès les premières images du film, on sent qu’on va détester Trevor, skinhead insupportable et arrogant. Et pourtant, cette petite frappe se révèle très vite plus complexe qu’il n’y paraît. C’est là où le film interpelle et prend tout son sens : Alan Clarke (SCUM) a choisi comme personnage principal un jeune très intelligent, capable d’argumenter, non dénué d’humour mais qui refuse de se soumettre et qui puise toute sa force dans la haine d’un système qui ne lui a jamais donné sa chance.

28 décembre 2016

BABYCALL (Critique)

affiche française french poster de Babycall avec Noomi Rapace

(aka THE MONITOR)



de Pål Sletaune


avec Noomi Rapace, Kristoffer Joner, Vetle Qvenild Werring, Stig R. Amdam, Maria Bock, Henrik Rafaelsen, Kaia Varjord, Torkil Høeg...



Fantastique / Drame / Thriller – Allemagne / Norvège / Suède (2011)




Noomi Rapace dans Babycall de Pal SletauneLoin du rôle de Lisbeth Salander, Noomi Rapace incarne ici une femme apeurée, victime d’un mari violent, vivant presque recluse et surprotégeant son fils de huit ans. Pour mieux surveiller son enfant, elle va jusqu’à acheter un baby-phone mais capte d’étranges conversations. Intriguée, elle décide de mener l’enquête alors que les problèmes personnels se multiplient…

Pål Sletaune retrouve avec BABYCALL les thèmes déjà développés dans NEXT DOOR, son film précédent : la folie et l’altération de la réalité suite à un traumatisme.

un dessin ensanglanté dans Babycall de Pal Sletaune
Moins sexuellement explicite Plus aseptisé que son prédécesseur et flirtant avec le fantastique, BABYCALL garde cette étrangeté si particulière que Pål Sletaune arrive à insuffler à chacune des scènes, même les plus anodines… Etrangeté qui, couplée à un rythme lancinant, peut décourager les spectateurs même les plus aguerris.

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