21 septembre 2018

UN IDIOT A PARIS (Répliques de la mort qui tue)


Robert Dalban, un idiot à Paris, Michel Audiard, Serge Korber

"Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot. C'est te dire si, dans ma vie, j'ai entendu des conneries. Mais des comme ça, jamais !"





Jean Lefebvre, Dany Carrel, un idiot à Paris, réplique, dialogue, Michel Audiard, Serge Korber
 
"Tu sais, personne au monde n’empêchera jamais les gens de parler dans ton dos. Le principal, c'est qu'ils se taisent quand tu te retournes."



UN IDIOT A PARIS de Serge Korber

15 septembre 2018

DON'T OPEN TILL CHRISTMAS (Critique)

DON'T OPEN TILL CHRISTMAS, slasher, Edmund Purdom, Caroline Munro, Affiche, poster



avec Edmund Purdom, Alan Lake, Belinda Mayne, Gerry Sundquist, Kelly Baker, Wendy Danvers, Pat Astley, Wilfred Corlett, Mark Jones, Caroline Munro...



Slasher / Royaume-Uni (1984)




DON'T OPEN TILL CHRISTMAS, slasher, Edmund Purdom, Caroline MunroDécidément, Noël est une période bénie pour les psychokillers entre BLACK CHRISTMAS de Bob Clark (et son remake) et la franchise des DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT, on est servi… Quand on aime, on ne compte pas et on trouve dans l'excellent catalogue de la non moins excellente maison d'édition Uncut Movies DON'T OPEN TILL CHRISTMAS réalisé par l'acteur Edmund Purdom (PIECES) qui, pour sa seule incursion derrière la caméra, tente l'originalité avec un slasher axé autour de l'enquête et non sur les victimes potentielles. Un tel parti-pris scénaristique lorgnant du côté du giallo demande une histoire digne de ce nom et une mise en scène efficace. Les deux font malheureusement défaut au film.

En effet, l'enquête n'a strictement aucun intérêt : on passe notre temps entre un interrogatoire (qui ressemble plus à une vague discussion autour d'un verre) et les bureaux de New Scotland Yard où les policiers chargés de l'affaire essaient de la résoudre à la vitesse d'un Derrick mort.

DON'T OPEN TILL CHRISTMAS, slasher, Edmund Purdom, Caroline Munro
Tout ceci ne serait pas trop grave si au moins une quelconque tension, du genre à nous faire sursauter de temps en temps, était présente dans le film. Ce n'est pas le cas. Aucun risque d'arrêt cardiaque à la vue du film, les meurtres étant traités trop rapidement pour être efficaces.

Probablement conscient de la catastrophe, le réalisateur tente tout de même de sauver les meubles : les meurtres sont nombreux (c'est fou le nombre de Pères Noël bourrés qui trainent dans les rues de Londres !) et on a droit à l'arme ultime du slasher: la sempiternelle paire de seins.

Quant à Caroline Munro (MANIAC), dont la présence est quelquefois mise en avant pour la promotion du film, elle ne fait qu'interpréter une chanson, ondulant du popotin dans une robe rouge ultra-moulante. C'est probablement ce que je retiendrais du film…



07 septembre 2018

THE UNDERTAKER (Critique)

THE UNDERTAKER, film d'horreur avec Joe Spinell (1988), nécrophilie, affiche, poster

de Franco Steffanino


avec Joe Spinell, Rebecca Varon, Patrick Askin, Susan Bachli, Martha Somoeman, Ginny Franco, Lisa Vondal, William James Kennedy, Jan Harrison, Charles Kay-Hune...



Horreur – Etats-Unis (1988)




THE UNDERTAKER, film d'horreur avec Joe Spinell (1988), nécrophilieDans une ville américaine paisible, les morts violentes et les disparitions se succèdent. Le responsable : un croque-mort détraqué (Joe Spinell) adepte de nécrophilie (je vous rassure, ceci n'est pas un spoiler : on sait tout dès le début du film)…

Vous l'aurez compris, pas de mystère dans ce film, nous ne sommes pas dans un giallo, l'identité du tueur nous est dévoilé du départ et tous les personnages suspectent rapidement le coupable puis meurent. Pas d'enquête non plus, les inspecteurs de police semblent en effet complètement perdus et les scènes où ils apparaissent tombent comme un cheveu sur la soupe et paraissent même pour certaines provenir d'un autre film.

THE UNDERTAKER, film d'horreur avec Joe Spinell (1988), nécrophilie
Mais alors que reste-t-il ? Eh bien des meurtres bien sanglants, principalement de jeunes femmes. Cependant, même si ceux-ci se succèdent à un bon rythme, ils sont trop mal amenés pour être marquants. Pas de phase d'observation : le tueur attrape ses victimes et couic c'est fini. D'où une petite déception : un peu de frisson et des victimes plus résistantes auraient été les bienvenus. Par contre, les effets gores sont plutôt réussis et il y a des nichons, ce qui fait toujours plaisir ! Le problème vient plus du côté insaisissable du tueur qui a toujours un coup d'avance et semble parfois avoir un don d'ubiquité (mais le montage est trop décousu pour en être sûr...).

01 septembre 2018

BOULEVARD DE LA MORT (Critique)

BOULEVARD DE LA MORT (DEATH PROOF), Quentin Tarantino, Kurt Russel, Affiche, grindhouse
(DEATH PROOF)




avec Kurt Russell, Vanessa Ferlito, Rosario Dawson, Jordan Ladd, Rose McGowan, Sydney Tamiia Poitier, Mary Elizabeth Winstead, Zoë Bell, Tracie Thoms, Michael Parks, Eli Roth, Marley Shelton, Quentin Tarantino, Helen Kim...



Thriller – Etats-Unis (2007)



BOULEVARD DE LA MORT est un hommage aux séries B des années 70 et raconte, en gros, l'histoire de deux groupes de filles pourchassées par un tueur qui utilise sa voiture comme une arme...

Mis à part les effets de style histoire de faire ambiance "séries B 70's" (pellicules grattées, coupures sèches entre 2 scènes...) on retrouve très vite la Tarantino's touch (on ne change pas une recette qui gagne) : c'est ultra référencé (Tarantino fait même référence à ses propres films, on n'est jamais mieux servi que par soi-même), la bande son est sensationnelle, les dialogues sont longs et quelquefois savoureux et enfin un des rôles principaux est tenu par une légende du cinéma de genre, dans le cas présent Kurt Russell.

Malheureusement, ce style a ses limites, et celles-ci sont atteintes dans BOULEVARD DE LA MORT : les films de Tarantino tiennent la route grâce à leurs scénarios très construits et plutôt barrés ; or ici, le manque d'histoire est flagrant, et du coup le charme n'opère pas.

En effet, même si la première partie du film arrive à faire illusion avec ses scènes vouées à devenir culte (le lap dance de Vanessa Ferlito, les dialogues entre filles vraiment très bons et surtout la "tuerie-accident de voiture"), la seconde partie plombe totalement le film et est sauvée in extremis par une scène de fin d'anthologie hommage à Russ Meyer. Cette seconde partie n'apporte strictement rien au film, et consiste en une réplique de la première partie mais en moins bien, car même si les filles sont toujours splendides, les dialogues n'apportent plus rien et on s'ennuie ferme. En outre, Kurt Russell y est quasiment inexistant (ce qui est un comble pur un acteur de cette envergure !) et très loin de l'image de son personnage au début du film (ce qui, personnellement, m'a laissé dubitatif).

On peut toujours jouer la carte 70's et faire genre "c'est comme ça que les films de drive-in étaient à l'époque" mais ne soyons pas dupes : si dans les 70's, nombre de séries B étaient assez bâclées d'un point de vue scénaristique c'était en grande partie par manque de moyen et de temps. Ce qui n'est pas le cas de ce film au budget assez confortable.

En conclusion, BOULEVARD DE LA MORT est, pour moi, une grosse déception : je m'attendais vraiment à mieux.



30 août 2018

SNOOP DOGG'S HOOD OF HORROR (Critique)

SNOOP DOGG'S HOOD OF HORROR, jaquette, poster, affiche, horreur, snoop dogg, daniella alonso, danny trejo
(HOOD OF HORROR)


de Stacy Title


avec Snoop Dogg, Danny Trejo, Daniella Alonso, Lin Shaye, Ernie Hudson, Pooch Hall, Anson Mount, Sydney Tamiia Poitier, Aries Spears, Brande Roderick, Billy Dee Williams, Diamond Dallas Page, Jason Alexander...



Horreur – Etats-Unis (2006)




Sur le papier, ce film à sketches a tout pour plaire :

- un casting de folie avec entre autres Danny Trejo (MACHETE), la bombe atomique Daniella Alonso (DETOUR MORTEL 2), Ernie Hudson (vu dans toutes les séries américaines de ces 30 dernières années mais aussi dans THE CROW), la vétérante Lin Shaye (2001 MANIACS réalisé par Tim Sullivan, co-scénariste du film), la splendide Sydney Tamiia Poitier (BOULEVARD DE LA MORT), etc, etc, etc....... et bien sûr Snoop Dogg ;

- une bonne idée qui consiste en gros à faire une version moderne des CONTES DE LA CRYPTE en situant les histoires dans le ghetto ;

- et aux commandes le réalisateur du très bon L'ULTIME SOUPER (qui depuis n'a pas réalisé grand chose...).

Malheureusement la mayonnaise ne prend pas, faute de sketches originaux ou palpitants. Pourtant les filles sont jolies, les effets gores réussis, Snoop Dogg fait du Snoop Dogg, l'ensemble est agréable à regarder mais les histoires sont vraiment trop gentillettes et sentent le réchauffé (ce qui finalement était aussi le défaut des CONTES DE LA CRYPTE).

Par contre toute la partie du film en animation est excellente. La bande son quant à elle réjouira les fans de rap US, ghetto oblige.

SNOOP DOGG'S HOOD OF HORROR est donc un petit film à sketches vite vu et très vite oublié, comme quoi un casting de fou ne fait pas tout...




HELL'S GROUND (Critique)

HELL'S GROUND (ZIBAHKHANA), Pakistan, Horreur, Gore, Zombies, Affiche, Poster(ZIBAHKHANA)


de Omar Ali Khan


avec Rooshanie Ejaz, Kunwar Ali Roshan, Rubya Chaudhry, Haider Raza, Osman Khalid Butt, Najma Malik, Sultan Billa, Salim Meraj, Razia Malik, Rehan...



Horreur - Gore / Pakistan – Royaume-Uni (2007)



HELL'S GROUND (ZIBAHKHANA), Pakistan, Horreur, Gore, ZombiesDes jeunes un peu mode partent pour une virée nocturne loin de leur univers, donc en gros à la campagne. Comme de bien entendu, ils feront une pause, non pas dans la sempiternelle station service, mais dans une échoppe très couleur locale où le proprio (caméo de Rehan qui incarnait Dracula dans le culte DRACULA AU PAKISTAN) avertira la moins "dévergondée" (entre guillemets : on est quand même au Pakistan) du groupe d'un danger imminent. Bien sûr ils décident de prendre un raccourci et comme d'hab' les portables ne captent plus (ce qui est à l'heure actuelle le fait le plus stressant que peut rencontrer un jeune). Et je vous laisse deviner la suite...

HELL'S GROUND (ZIBAHKHANA), Pakistan, Horreur, Gore, Zombies
Hommage non dissimulé à MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, l'originalité du film provient principalement de son pays d'origine : ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de voir un film gore pakistanais. Pourtant, HELL'S GROUND ressemble énormément à un slasher/survival classique "made in USA" et à ce niveau le parallèle avec les personnages semble évident : même s'ils ont une culture pakistanaise, ils ont perdu une partie de leur identité et rappellent sur de nombreux points la jeunesse américaine (et par conséquent européenne).

On a quand même notre dose d'exotisme avec le véhicule de la bande : un van de toute beauté décoré façon Bollywood et bien sûr grâce à la musique locale qui nous change du rock ricain.

05 août 2018

DEAD MEAT (Critique)

DEAD MEAT, poster, zombies, irlande, affiche, Conor McMahon, horreur





avec Marian Araujo, David Muyllaert, David Ryan, Amy Redmond, Eoin Whelan, Kathryn Toolan...





Horreur – Irlande (2004)





DEAD MEAT, poster, zombies, irlande, affiche, Conor McMahon, horreurConor McMahon, réalisateur et scénariste, rebondit sur l’épidémie de vache folle et imagine une propagation de la maladie à l’homme, transformant en zombie affamé de chair fraîche quiconque se fait mordre par cet affable bovin ou par un humain infecté.

De ce postulat de base on ne peut plus classique, Conor McMahon propose un film à la construction très linéaire et sans réelle surprise.

DEAD MEAT, poster, zombies, irlande, affiche, Conor McMahon, horreurContre toute attente, même si DEAD MEAT est une pelloche à petit budget (ce qui se ressent à la vue de certains maquillages), le film ne fait pas trop amateur avec une belle photo dans sa première partie (la deuxième est totalement nocturne et moins maîtrisée) et des acteurs convaincants pour la plupart.

Le film hésite malheureusement continuellement entre sérieux et humour et ne fait jamais son choix. Des scènes destinées à faire peur, ou au moins à stresser, tombent à l’eau par un effet comique ou ridicule malvenu. Parallèlement l’histoire est traitée de manière trop sérieuse pour être réellement fun et décomplexée.

DEAD MEAT, poster, zombies, irlande, affiche, Conor McMahon, horreurPourtant il y avait moyen de partir dans un bon gros délire des familles, le choix de certaines armes utilisées pour charcler du zombie allait d’ailleurs dans ce sens : une canne antivol de volant, une pelle, des talons aiguilles, une crosse de hurling (nous sommes en Irlande) et même un aspirateur (!).

L’action très répétitive (d’un autre côté, on est dans un film de zombies à petit budget, faut pas rêver) finit de gâcher les bonnes intentions de départ.

Ni parodie, ni vrai film d’horreur, DEAD MEAT même s’il n’est pas foncièrement mauvais peine à fédérer et n’atteint jamais le niveau de son compatriote ISOLATION, également inspiré de la vache folle, que je ne saurais que trop vous conseiller.


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