18 juillet 2018

CAMP D'AMOUR POUR MERCENAIRES (Critique)

affiche de CAMP D'AMOUR POUR MERCENAIRES, WIP de Jess Franco avec Monica Swinn
(FRAUEN IM LIEBESLAGER aka LOVE CAMP aka CAMP EROTIQUE aka MUJERES EN EL CAMPO DE CONCENTRACION DEL AMOR)




avec Ada Tauler, Nanda Van Bergen, Monica Swinn, Esther Studer, Val Davis, Ingrid Kehr, Brigitte Meyer, Monika Kälin...



Prison de femmes / Suisse (1977)




CAMP D'AMOUR POUR MERCENAIRES de Jess franco avec Nanda Van BergenDans un pays qu'on imagine sud-américain (détail qui n'a aucune importance, le contexte politique étant totalement laissé de côté), des femmes sont emmenées de force dans la jungle. Retenues prisonnières dans le camp A, elles serviront à "remonter le moral" des troupes révolutionnaires.

Vous l'aurez compris, CAMP D'AMOUR POUR MERCENAIRES est un "women in prison" (WIP) surfant sur le thème du bordel de campagne, thème qui fit les beaux jours de la nazisploitation (avec talent dans SALON KITTY ou enthousiasme dans TRAIN SPECIAL POUR HITLER). Erwin C. Dietrich, producteur et scénariste du film, en confie la réalisation à Jess Franco qui, en bon artisan du bis, en profite pour aligner non stop des scènes dénudées.

CAMP D'AMOUR POUR MERCENAIRES amour sur un hamac, jess franco
Comme il faut tenir 1h20 et que le scénario tient sur un ticket de métro, Jess Franco use et abuse des poncifs du genre. On a ainsi droit aux scènes de douche (deux fois avec les captives et une fois avec les guérilléros), à la baston entre codétenues (deux fois également) et aux scènes lesbiennes (là je n'ai pas compté). De ce côté, le contrat est plus que rempli.

14 juillet 2018

PIECES (Critique)

PIECES, MIL GRITOS TIENE LA NOCHE, giallo, tronçonneuse, Juan Piquer Simon, affiche, poster
(MIL GRITOS TIENE LA NOCHE aka CHAINSAW DEVIL aka LE SADIQUE A LA TRONCONNEUSE)


de Juan Piquer Simón


avec Ian Sera, Lynda Day George, Edmund Purdom, Christopher George, Paul L. Smith, Jack Taylor, Hilda Fuchs, Gérars Tichy, Frank Braña, Isabel Luque, Roxana Nieto...



Giallo – Espagne / Etats-Unis / Porto-Rico (1982)



PIECES, MIL GRITOS TIENE LA NOCHE, giallo, tronçonneuse, Juan Piquer Simon, puzzleBoston, 1942. Alors qu'il fait un puzzle cochon, un jeune garçon est surpris par sa mère qui pique une crise. Le jeune garçon revient avec une hache, tue sa mère et la découpe en morceaux. A l'arrivée de la police, il fait croire qu'il a été témoin du meurtre. Il est confié à sa tante. 40 ans plus tard, les meurtres de jeunes femmes se succèdent sur un campus universitaire…

PIECES, MIL GRITOS TIENE LA NOCHE, giallo, tronçonneuse, Juan Piquer Simon, meurtre
Une pathologie remontant à l'enfance, un soupçon d'érotisme, un assassin tout de noir vêtu qui aime les armes blanches (enfin si l'on considère qu'une tronçonneuse est une arme blanche), nous sommes en présence d'un giallo. Enfin plutôt d'un amarillo puisque Juan Piquer Simón est Espagnol.

10 juillet 2018

IL GATTO DAL VISO D'UOMO (Critique)

IL GATTO DAL VISO D'UOMO, jaquette dvd oh my gore, giallo, Marc Dray

de Marc Dray


avec Christophe Lafargue, Clémentine Decremps, Frédéric Aubry, François Remigi, Laurent Bonnard, Marine Decremps, Christelle Lehallier...



Giallo – France (2009)



Comme son titre le laisse supposer IL GATTO DAL VISO D'UOMO est un giallo avec son tueur tout de noir vêtu et ses victimes féminines : nous sommes en terrain connu.

IL GATTO DAL VISO D'UOMO, giallo, meurtre, Marc DrayToutefois, Marc Dray, réalisateur et scénariste, fait l'impasse sur toute enquête, et donc sur le trauma d'enfance inhérent au style. Il préfère nous embarquer dans un giallo onirique, quelquefois dur à suivre, au risque de laisser certains spectateurs au bord de la route.

Ce choix fut probablement imposé par le format : difficile de développer une enquête digne de ce nom en 44 minutes (surtout qu'initialement IL GATTO DAL VISO D'UOMO ne devait durer que 15 minutes…).

Christophe Lafargue, IL GATTO DAL VISO D'UOMO, giallo
Hommage non dissimulé aux films de Dario Argento, on retrouve, outre une bande originale rappelant la musique des Goblin, quelques scènes directement inspirées de ses gialli comme le second meurtre (très réussi !) qui rappelle celui de Macha Méril dans LES FRISSONS DE L'ANGOISSE. On peut d'ailleurs regretter ce côté fanboy du réalisateur qui peine à s'éloigner de son modèle.

09 juillet 2018

LE GRAND INQUISITEUR (Critique)

LE GRAND INQUISITEUR, WITCHFINDER GENERAL, French poster, affiche, Vincent Price
(WITCHFINDER GENERAL aka THE CONQUEROR WORM aka CUANDO LAS BRUJAS ARDEN)




avec Vincent Price, Ian Ogilvy, Rupert Davies, Hilary Heath, Robert Russel, Bernard Kay, Michael Beint, Maggie Kimberly...




Epouvante – Grande-Bretagne (1968)




Troisième et dernier film réalisé par Michael Reeves, espoir du cinéma anglais mort à 25 ans suite à une surdose de somnifères et d'alcool, LE GRAND INQUISITEUR nous ramène au 17ème siècle en Angleterre, pleine période de chasse aux sorcières. Et dans le rôle du grand inquisiteur, on retrouve le grand Vincent Price assez loin de ses prestations d'alors. En effet, contrairement à son habitude, il n'en fait pas des tonnes et est vraiment très convaincant dans ce rôle de salaud ultime !

Michael Reeves n'aura certes réalisé que trois films, mais aura tout de même dirigé trois légendes du cinéma de genre : Barbara Steele dans THE SHE BEAST, Boris Karloff dans LA CREATURE INVISIBLE et donc Vincent Price avec LE GRAND INQUISITEUR... excusez-moi du peu...

Niveau casting, on retrouve aussi Ian Ogilvy, présent sur les trois films cités précédemment et endossant dans le cas présent le rôle du héros sans peur et sans reproche. Il fera ensuite une assez belle carrière, surtout à la télévision.

LE GRAND INQUISITEUR, WITCHFINDER GENERAL, Vincent Price, Michael Reeves, épouvanteContrairement à ce que le titre pouvait laisser espérer, les scènes de torture dans LE GRAND INQUISITEUR sont finalement assez rares et il s'agit plus d'un film d'aventure, où le héros va venger sa bien-aimée des hommes qui lui ont fait du mal, que d'un film gothique. Heureusement les quelques scènes de torture sont plutôt réussies, notamment deux : une scène de bûcher vraiment impressionnante, et la scène finale d'une violence rare. Cependant entre 2 scènes gentiment gores, il ne se passe pas grand chose...

Malgré de bonnes intentions, le film est donc un peu longuet et le manque de sang se fait vite sentir. Il vaut surtout le coup d’œil pour la prestation d'acteur de Vincent Price détestable à souhait en inquisiteur corrompu et vicieux.

08 juillet 2018

LE MONSTRE DU MARECAGE (Critique)

LE MONSTRE DU MARECAGE (EL PANTANO DE LAS ANIMAS), western fantastique, cinéma mexicain, Gaston Santos, affiche, poster
(EL PANTANO DE LAS ANIMAS aka SWAMP OF THE LOST SOULS)


de Rafael Baledón


avec Gastón Santos, Manola Saavedra, Pedro de Aguillón, Manuel Dondé, Sara Cabrera, Salvador Godínez, Lupe Carriles...



Fantastique / Western – Mexique (1957)



LE MONSTRE DU MARECAGE c'est un peu comme un épisode de SCOUBIDOU qui durerait 1h15.

LE MONSTRE DU MARECAGE (EL PANTANO DE LAS ANIMAS), western fantastique, cinéma mexicain, Gaston Santos, lobby cardOn retrouve en effet toutes les ficelles qui ont fait le succès de ce dessin animé mythique : une légende / un monstre qui n'en est pas un / un méchant dont le mobile est l'argent / la "fin Scoubidou" où l'on retire le masque du monstre pour enfin nous dévoiler le coupable.

Cette ressemblance avant l'heure ne s'arrête pas là puisque le héros rappelle Fred (mais si, le beau gosse de l'équipe qui passe son temps à décider pour les autres et qui a autant d'humour qu'un plat de nouilles), le mimétisme allant jusqu'au port du petit foulard qui va bien. Quant à son acolyte, on peut aisément considérer qu'il remplace le duo Scoubidou/Sammy : il ne cherche rien mais se retrouve systématiquement en présence du monstre, pousse alors des cris de donzelle hystérique et prend ses jambes à son cou.


LE MONSTRE DU MARECAGE (EL PANTANO DE LAS ANIMAS), western fantastique, cinéma mexicain, Gaston Santos, lobby card
L'enquête n'est malheureusement pas à la hauteur d'un SCOUBIDOU où il est si difficile de découvrir qui, du gardien cacochyme ou du châtelain ruiné, est le coupable. Ici pas besoin d'être un Columbo en herbe pour deviner qui se cache à l'intérieur du monstre puisque très vite on nous dit tout, ou presque...

Qu'importe, l'intérêt du film ne réside pas là ! LE MONSTRE DU MARECAGE est un simple produit de divertissement avec son monstre rappelant celui du lagon noir, ses combats genre cartoon, un soupçon d'humour et une petite bluette histoire de plaire au plus grand nombre.

Et même si l'ensemble a forcément beaucoup vieilli, LE MONSTRE DU MARECAGE est un film, certes mineur, mais au capital sympathie énorme.





07 juillet 2018

ISOLATION (Critique)

ISOLATION, affiche, poster, Billy O'Brien, horreur, Irlande

de Billy O'Brien


avec John Lynch, Ruth Negga, Sean Harris, Essie Davis, Marcel Lures...



Horreur – Irlande / Royaume-Uni (2005)




Le réalisateur et scénariste Billy O'Brien choisit comme décor de son premier long-métrage une ferme isolée où des expériences génétiques sont menées sur une vache enceinte...

Primé dans de nombreux festivals, ISOLATION a comme toile de fond, la pauvreté, qui pousse notamment un éleveur à accepter que l'on fasse des tests sur ses animaux, mais aussi les abus de certains scientifiques qui, dans le but de toujours produire plus et donc de gagner plus, jouent avec la nature sans tenir compte des conséquences possibles. Pas si étonnant que cela pour un film venant de pays ayant été sérieusement touchés par la maladie de la vache folle.

Une fois ce décor planté, ISOLATION devient ce qu'il est vraiment : un huis-clos stressant et oppressant. En effet, Billy O'Brien met nos nerfs à rude épreuve en faisant monter la pression petit à petit et une fois qu'il nous a choppé, il ne nous lâche plus et nous entraine dans une ambiance froide, poisseuse et viscérale.

Vous ajoutez à cela d'excellents acteurs et vous obtenez tout naturellement un très bon film d'horreur que je ne saurais trop vous conseiller !


INSATIABLE (Critique)

INSATIABLE de Stu Segall avec Marilyn Chambers, affiche, porno 
de Stu Segall (sous le pseudo de Godfrey Daniels)



avec Marilyn Chambers, Jesie St James, Serena, John Leslie, David Morris, Richard Pacheco, John Holmes, Joan Turner, Mike Ranger...




Porno – Etats-Unis (1980)




Comme nous l'indique sans détour le générique, Marilyn Chambers est insatiable. Nous voilà prévenu !

INSATIABLE, Stu Segall, Marilyn Chambers, porno, piscine, lesbiennesL'héroïne de DERRIERE LA PORTE VERTE incarne en effet Sandra Chase, une actrice à succès à la vie sexuelle débridée multipliant les expériences afin d'assouvir ses fantasmes.

Attention, malgré ce personnage féminin fort et libre (financièrement et sexuellement), nous ne sommes pas pour autant dans une production qu'on pourrait considérer comme féministe : son vrai fantasme est d'être à nouveau dominée par un homme comme ce fut le cas lors de sa première fois avec le jardinier de son père (que c'est original...).

INSATIABLE, Marilyn Chambers, porno, billard, érotique
INSATIABLE est uniquement composé de flashbacks : Marylin Chambers se promène dans les rues de Londres avec sa vieille tante et hop, flashback d'une scène lesbienne dans une piscine (très réussie d'ailleurs... la scène... pas la piscine...). Retour à Londres, elles se promènent toujours, et hop, flashback d'une fellation sur un auto-stoppeur, et ainsi de suite... Inutiles, les scènes londoniennes ne servent qu'à faire un pseudo-lien sans effort entre les scènes X.
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