31 janvier 2017

FANATIQUE (Critique)

affiche française du film FANATIQUE (HACK aka CHAINSAW SLAUGHTER), slasher avec Kane Hodder, Filmer tue, french poster
(HACK ! aka CHAINSAW SLAUGHTER)


de Matt Flynn


avec Danica McKellar, Jay Kenneth Johnson, Juliet Landau, Sean Kanan, Gabrielle Richens, Adrienne Frantz, Travis Schuldt, Justin Chon, Kane Hodder, Won-G, Burt Young, Tony Burton, William Forsythe...



Slasher – Etats-Unis (2007)




Enième slasher sur une île presque déserte où l'on retrouve les djeun's habituels qui vont se faire dessouder les uns après les autres, FANATIQUE essaye quand même d'être un peu original en se la jouant hommage aux films d'horreur et au cinéma en général.

Malheureusement le réalisateur use et abuse des clins d’œil aux autres films et très vite FANATIQUE vire au catalogue : tous les dialogues, la plupart des noms des personnages et toutes les scènes font référence à d'autres films. Du coup, à force de vouloir nous montrer qu'il a des références, Matt Flynn en oublie son propre film, et FANATIQUE n'est au final qu'un hommage mou du genou avec de temps en temps des meurtres.

Aussi, le seul intérêt du film réside dans la présence au générique des vétérans de la saga ROCKY : Burt "Paulie" Young et Tony Burton, de William Forsythe (THE DEVIL'S REJECTS) probablement venu cachetonné et des seins de Gabrielle Richens (qui n'a pas tourné grand chose depuis...).

Au final, FANATIQUE est résumé par un de ses propres dialogues : " - Bon sang de bonsoir ! Qu'est-ce qui se passe ? - Un film d'horreur merdique."

Tout est dit...


TA GUEULE, JE T'AIME ! (Réplique de la mort qui tue)



Brigitte Lahaie et Henri Czarniak dans TA GUEULE JE T'AIME de Serge Korber, réplique culte, comédie érotique
" - J'ai été violée dans un placard à balais, à l'hôpital de Stockholm, par quatre internes de nuit et l'externe de jour qui était en avance.
 - Dur...
 - Oui, surtout que j'y étais entrée pour une coqueluche."






TA GUEULE, JE T'AIME ! de Serge Korber

30 janvier 2017

NATHALIE RESCAPEE DE L'ENFER (Critique)

affiche espagnole, NATHALIE RESCAPEE DE L'ENFER, nazisploitation, Nathalie fugitive from hell, Campo de perversion
(aka NATHALIE DANS L'ENFER NAZI aka NATHALIE, FUGITIVE FROM HELL aka NATHALIE : ESCAPE FROM HELL aka CAMPO DE PERVERSION)







Nazisploitation – France (1978)



Durant la seconde guerre mondiale, Nathalie, médecin mais aussi espionne, a pour mission d'intégrer la forteresse de Stilberg, bordel géant pour officiers SS, pour faire évader ou supprimer un autre agent : Ingrid.

Production Eurociné tournée simultanément à HELGA, LA LOUVE DE STILBERG, on retrouve dans NATHALIE RESCAPEE DE L'ENFER Patrizia Gori toujours dans le rôle de l'héroïne au cœur pur, mais cette fois-ci elle est au prise avec Jaqueline Laurent (LES POSSEDEES DU DIABLE) remplaçant au pied levé (enfin plutôt au bras levé, on est quand même dans un film de nazisploitation) Malisa Longo dans le rôle de la dominatrice nazie.

Et une chose qu'on ne peut pas reprocher à Jaqueline Laurent c'est son implication dans ce rôle tant elle nous offre une interprétation tout en excès entre l'hystérie et l'illumination !

Même réalisateur, plus ou moins le même casting, même décor et pourtant NATHALIE... se révèle bien supérieur à HELGA... et cela grâce à une recette toute simple : plus de cul, plus de scénario, plus de torture, plus d'amour, plus de tout ! Et ce coup-là la dominatrice s'appelle vraiment Helga, à se demander si Eurociné ne s'est pas trompé dans les titres...

Pour la petite histoire, on retrouve également dans un minuscule rôle muet d'une prisonnière récalcitrante enchainée nue dans les caves de Stilberg, l'immense Brigitte Lahaie !

Jouissant d'un meilleur scénario et d'un montage plus abouti, NATHALIE... est un très bon film de nazisploitation et le couple Patrizia Gori (qui ne quitte jamais ses escarpins blancs quelle que soit la situation) et Jack Taylor (LES AVALEUSES) fonctionne à merveille dans cette histoire d'amour impossible entre une espionne de l'est et un officier nazi...


29 janvier 2017

LAST CARESS (Critique + Gifs animés)

LAST CARESS, affiche, poster, le chat qui fume
(aka GLAM GORE aka BLACKARIA 2)






avec Julie Baron, Antony Cinturino, Aurélie Godefroy, Ionna Imbert, Anna Naigeon, Marina Kolesnikova, Yannis El Hadji...




Gore – France (2010)




LAST CARESS, gif, femme pendue les fesses ensanglantées, gore, meurtres, woman hung with blood on nude ass BLACKARIA ne m’avait guère convaincu mais ce n’était pas une raison suffisante pour ne pas tenter l’expérience LAST CARESS, autre film du duo François Gaillard et Christophe Robin.

LAST CARESS, meurtre gore à la machette, gorge tranchée, gif animé
Pas de surprise au niveau du casting puisqu’on retrouve une grande partie des actrices de BLACKARIA, pas de surprise non plus au niveau de l’esthétique ou du scénario limité au minimum syndical. J’ai d’ailleurs retrouvé tout ce qui m’avait déplu dans leur précédent film à savoir des dialogues catastrophiques et un jeu d’acteur trop amateur.

Pourtant, comme LAST CARESS est plus proche d’un bon gore des familles que d’un giallo (peu de suspense, pas d’enquête, juste de l’hémoglobine…), ces "imperfections" ne gênent pas, celles-ci font partie intégrante du genre.

last caress, animated gif, machette dans la tête, gore, meurtreLes réalisateurs ont en effet eu la bonne idée de se concentrer sur les fondamentaux : filmer des meurtres et de jolies jeunes femmes. Comme les cadavres s’entassent à un rythme soutenu, l’ensemble ressemble quelquefois à un cartoon sanglant avec tous les excès que cela implique.

sang coule le long des jambes d'une femme, gif, last caress, glam gore, blood on babe's leg
Film à l’influence transalpine très prononcé (Argento, Bava…), LAST CARESS recèle également une bonne dose d’humour noir ainsi que quelques plans audacieux dont certains se révèlent très aguicheurs. Un bémol tout de même : une musique électronique trop présente et extrêmement lassante.

Plus d’érotisme, plus de sang, plus de folie, LAST CARESS c’est un peu BLACKARIA version survitaminé et déjanté. Alors vivement leur prochain film !


BLACKARIA (Critique)

affiche du film Blackaria, Violent, érotique, intense avec Clara Vallet Et Aurélie Godefroy



avec Clara Vallet, Aurélie Godefroy, Anna Naigeon, Julie Baron, Michel Coste, Elsa Toro, Frédéric Sassine...




Giallo / Fantastique – France (2010)




Blackaria, meurtre, femme, film, giallo, fantastique, france, 2010BLACKARIA nous narre les aventures de la belle Angéla. Alors que sa voisine libertine et slave (ce qui est préférable surtout si on libertine beaucoup) se fait dessouder, elle récupère dans l'appartement de la victime un fragment de boule de cristal et s'enfuit avec sa trouvaille. Les meurtres se succèdent alors autour d'elle…

une main ensanglantée dans Blackaria, un giallo français avec Aurélie Godefroy, Anna Naigeon et Julie BaronFilm à l'influence transalpine très marqué, BLACKARIA recèle de bonnes scènes en faux semblant mais souffre d'un côté amateur très prononcé. Pas assez écrit, le film sombre parfois dans une nullité navrante (voir la scène de l'opticien pour s'en convaincre), mauvaise impression qui n'est pas sauvé par le jeu catastrophique de la plupart des acteurs.

Certaines bonnes idées, comme insuffler une touche de fantastique à un film qu'on peut considérer à la base comme un giallo, ne seront jamais réellement exploitées et tomberont finalement à plat.

Blackaria, actrice nue dans son bain, nude, naked, tits, bath, érotismeVous ajoutez à cela une esthétique hésitant entre un érotisme à la David Hamilton et le gothique bon enfant et vous obtenez un film très moyen.

BLACKARIA est donc une déception malgré les efforts des réalisateurs qui ont tout tenté pour combler le spectateur : point de vue paires de seins et meurtres on est servi ! Pour ne rien gâcher lesdites paires sont fort jolies et les meurtres sadiques à souhait et pour le coup bien filmés.



28 janvier 2017

FREQUENCE MEURTRE (Critique)

affiche, fréquence meurtre, thriller, catherine deneuve, andré dussollier(aka FREQUENT DEATH)



de Elisabeth Rappeneau



avec Catherine Deneuve, André Dussollier, Martin Lamotte, Etienne Chicot, Philippe Lehembre, Madeleine Marie, Daniel Rialet, Ines Claye...
  


Thriller – France (1988)




Catherine Deneuve dans le thriller Fréquence Meurtre (1988)Jeanne Quester (Catherine Deneuve) travaille aux urgences psychiatriques le jour et anime une émission de radio le soir. Alors que tout semble aller pour le mieux, l’appel d’un auditeur la ramène 25 ans en arrière au moment de l’assassinat de ses parents. Harcelée par cet étrange auditeur, elle prévient son frère (André Dussollier), commissaire divisionnaire, et décide de mener l’enquête parallèlement à la police…

Fréquence Meurtre, meurtre gore
FREQUENCE MEURTRE fleure bon les années 80 avec l’émergence des radios FM (le titre du film est d’ailleurs un jeu de mots "finement" trouvé), les loubards à blousons noirs, les coiffures choucroutées et les habits à la coupe et aux couleurs improbables (voir comment Etienne Chicot est attifé tout le long du film pour s’en convaincre…).

Adaptation signée Jacques Audiard et Elisabeth Rappeneau d’un roman policier de Stuart M. Kaminsky, l’intrigue de ce film est sans surprise avec son lot de fausses pistes, un passé mystérieux et des meurtres. On s’amuse pourtant très vite à essayer de découvrir le coupable qui nous sera révélé dans un twist final un peu prévisible mais efficace. Plus surprenant, même si les meurtres sont occultés et (trop) peu nombreux, les cadavres sont bien sanglants.

Catherine Deneuve et André Dussollier dans le thriller FREQUENCE MEURTRE (1988)De facture classique et à l’esthétique très téléfilm, FREQUENCE MEURTRE vaut surtout le coup pour son casting 3 étoiles. Catherine Deneuve et André Dussollier sont bien sûr excellents (pléonasme ?) mais je retiens pour ma part la prestation de Martin Lamotte très bon en flic sympathique mais tenace.

Pas assez original pour être inoubliable, ce petit thriller se laisse tout de même voir avec plaisir en dépit d'un léger manque d’action et de suspense.


YELLOW (Gif animé)




Hommage à Un Chien Andalou de Luis Bunuel extrait du court-métrage néo giallo Yellow de Ryan Haysom où une femme se fait découper l’œil au rasoir.






YELLOW de Ryan Haysom





27 janvier 2017

LES NUITS PERVERSES DE NUDA (Critique)

affiche, LES NUITS PERVERSES DE NUDA, NUDE FOR SATAN, Rita Calderoni(NUDA PER SATANA aka NUDE FOR SATAN)



de Luigi Batzella (sous le pseudo de Paolo Solvay)



avec Rita Calderoni, Stelio Candelli, James Harris, Renato Lupi, Iolanda Mascitti, Barbara Lay, Luigi Antonio Guerra, Alfredo Pasti...



Fantastique / Erotique – Italie (1974)



Un homme et une femme ont un accident de voiture sur une route isolée. Cherchant refuge dans un château à proximité, ils se retrouvent dans une sorte d'univers parallèle dans lequel ils sont confrontés à leurs doubles. Sont-ils morts ? Ont-ils voyagé dans l'espace-temps ? Souffrent-ils d'hallucinations ? Aiment-ils les films de gladiateurs ?

Eh bien nous n'en saurons pas beaucoup plus, car même si ce scénario de départ n'aurait pas fait tache dans un épisode de LA QUATRIEME DIMENSION, nous ne sommes pas dans cette série mythique mais bel et bien dans un film d'exploitation des années 70. Du coup, on oublie assez vite le scénario et hop, place aux scènes dénudées et à l'anatomie généreuse de Rita Calderoni (BLACK MAGIC RITES).

Comme cela n'est pas toujours suffisant, la version que j'ai eue la chance de voir (si, si...) possède des inserts pornographiques qui, comme leur nom l'indique, proviennent d'autres films avec d'autres actrices et acteurs ressemblant plus que vaguement aux vrais. Ces inserts sont évidemment de piètre qualité (sauf peut-être celui avec le cierge) et n'apportent strictement rien à l'intrigue.

Comme vous vous en doutez, les effets spéciaux sont hallucinants de nullité et je défie quiconque de garder son sérieux en voyant cette pauvre Rita Calderoni, allongée sur une toile d'araignée géante, s'époumonant (elle possède une forte capacité respiratoire) alors qu'une grosse araignée toute cheap (et encore le mot est faible !) s'approche d'elle à la vitesse d'un cheval mort.

Je vous fais grâce des dialogues qui sont bien sûr savoureux, plutôt décalés et quelquefois dignes d'un sujet du bac de philo.

Luigi Batzella également réalisateur du tout aussi bancal HOLOCAUSTE NAZI (mais sous un autre pseudo) nous offre donc un grand film d'exploitation à l'italienne, décousu mais pas dénué d'un certain charme, même si le spectateur ne saura jamais vraiment le pourquoi du comment de cette histoire, mais est-ce vraiment si important que cela ?


22 janvier 2017

HELGA, LA LOUVE DE STILBERG (Critique)

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(aka HELGA, SHE WOLF OF SPILBERG aka GIRL SLAVES aka BLOODY CAMP aka HELGA THE LEATHER MISTRESS)






avec Malisa Longo, Patrizia Gori, Dominique Aveline, Alban Ceray, Pamela Stanford, Françoise Maillot, Jacques Marbeuf, Richard Allan, Claude Janna, Olivier Mathot, Nicole Velna, Carmelo Petix...



Prison de femmes / France (1977)



Avec HELGA, LA LOUVE DE STILBERG, Eurociné surfe cette fois-ci sur le succès des ILSA et on retrouve avec plaisir les 2 héroïnes de ELSA FRAULEIN SS dans les rôles principaux : Patrizia Gori, toujours aussi charmante et Malisa Longo dans le rôle presque titre puisque son personnage s'appelle en fait Elsa...

Helga ou Elsa finalement quelle importance tant que c'est Malisa Longo qui l’interprète ! Eh quelle interprétation ! Elle n'a en effet rien à envier à Dyanne "Ilsa" Thorne et est parfaite dans ce rôle de dominatrice qui, quelle que soit la situation, ne quitte jamais sa cravache !

Dommage que le film ne soit pas du même acabit. Réalisé par un pape du porno, Alain Payet, HELGA LA LOUVE DE STILBERG ressemble à un boulard au montage plus qu'approximatif et aux situations improbables. Le casting est d'ailleurs composé de nombre d'acteurs pornos de l'époque, mais habillés pour une fois. Ce qui ne sera pas le cas des actrices qui, elles, se retrouvent systématiquement nues : il faut bien attirer l'attention du spectateur. Et puis c'est toujours ça d'économisé sur le budget costume.

Heureusement, le comique involontaire de certaines scènes sort le spectateur de sa torpeur et lui permet de tenir jusqu'à la fin du film accompagné tout le long de cette expérience cinématographique par la musique totalement incongrue de Daniel White.


21 janvier 2017

TRAQUE SANGLANTE (Critique)

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(STRAIGHTHEADS aka CLOSURE)


de Dan Reed


avec Gillian Anderson, Danny Dyer, Adam Rayner, Francesca Fowler, Anthony Calf, Antony Byrne, Ralph Brown, Steven Robertson...



Rape and Revenge – Royaume-Uni (2007)




Gillian Anderson et Danny Dyer dans Traque Sanglante (closure, staightheads) Une femme d'affaires sûre d'elle et très sexy doit se rendre à une soirée au fin fond de la campagne. Elle propose à l'installateur d'alarme présent chez elle de l'accompagner. Tout se passe au mieux (ils ont même une relation sexuelle pendant la soirée, c'est dire si c'est une bonne soirée) jusqu'au retour où, après avoir heurté un cerf, ils tombent sur les mauvaises personnes...

A priori un Rape and Revenge avec Gillian Dana Scully Anderson et Danny Dyer (le décevant SEVERANCE), voilà qui laisse songeur... Eh bien contre toute attente, on en prend plein la tronche, et justement grâce à une Gillian Anderson sensationnelle (et mazette, qu'est-ce qu'elle est sexy !) et à un étonnant Danny Dyer affublé d'un bandeau sur l’œil (qui rappelle bien sûr THRILLER avec la cultissime Christina Lindberg).

Gillian Anderson et Danny Dyer, traque sanglante (straightheads aka closure), fusil, weapon
Même si le déroulement de TRAQUE SANGLANTE ne renouvelle pas le genre et reste très classique : une vie parfaite, l'agression, le traumatisme, la rencontre inopinée avec un des agresseurs, la vengeance... Le fait que l'aspect psychologique des personnages soit mis en avant lui donne toute sa force, les scènes chocs n'étant pas son seul argument de vente. Ce qui n'est malheureusement pas souvent le cas dans ce genre de film.

Malgré son titre français tout pourri, TRAQUE SANGLANTE est donc une très bonne surprise et l'on regrette de ne pas voir plus souvent Gillian Anderson dans un autre rôle que celui de Dana Scully...

Pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus, et notamment les fans de X-FILES, on peut voir dans ce film la poitrine de Gillian Anderson ! Mais sachez que la vérité est ailleurs...


18 janvier 2017

LES POUPEES DU DIABLE (Gif animé)



animated gif from The Devil Doll









LES POUPEES DU DIABLE de Tod Browning



MADE IN BRITAIN (Critique)

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d'Alan Clarke



avec Tim Roth, Terry Richards, Bill Stewart, Eric Richard, Sean Chapman, Geoffrey Hutchings...





Drame / Royaume-Uni (1982)





Made in Britain, Tim Roth, Alan Clarke, Skinhead, Tatouage, FilmTrevor est une vraie petite merde. Une croix gammée tatouée sur le front, il ne cherche que les ennuis et enchaîne les mauvais coups. Placé dans un foyer après un énième délit pour évaluer sa capacité à se réinsérer, il n’accepte aucune règle…

MADE IN BRITAIN décrit ce moment charnière de la dernière chance "offerte" par la société au jeune homme avant la case prison.

Made in Britain, Tim Roth, Alan Clarke, Skinhead, tatouages, film
Dès les premières images du film, on sent qu’on va détester Trevor, skinhead insupportable et arrogant. Et pourtant, cette petite frappe se révèle très vite plus complexe qu’il n’y paraît. C’est là où le film interpelle et prend tout son sens : Alan Clarke (SCUM) a choisi comme personnage principal un jeune très intelligent, capable d’argumenter, non dénué d’humour mais qui refuse de se soumettre et qui puise toute sa force dans la haine d’un système qui ne lui a jamais donné sa chance.

15 janvier 2017

SAVAGE WEEKEND (Critique)

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de David Paulsen


avec Marilyn Hamlin, Jim Doerr, Caitlin O'Heaney, Christopher Allport, William Sanderson, David Gale, Devin Goldenberg, Jeff Pomerantz, Yancy Butler...




Slasher – Etats-Unis (1979)




savage weekend, meurtre, sang, slasher, jeff pomerantz, horreurUn groupe d'amis quitte New-York pour passer un week-end à la campagne. Confrontés aux rednecks du coin, cette petite virée va s'avérer moins bucolique que prévue...

Afin d'installer un climat inquiétant à moindres frais, SAVAGE WEEKEND, comme souvent dans le cinéma d'horreur américain, joue sur l’opposition entre citadins éduqués et rednecks étranges et à l'hygiène plus que douteuse. Nos gentils urbains font donc de la barque, s'adonnent aux joies de la bronzette, supervisent la construction d'un bateau, le tout sous le regard oblique des vilains ploucs.

Marilyn hamlin, savage weekend, seins nus, marquée au fer rouge, slasher, horreur
Et les meurtres dans tout ça ? Nous sommes quand même dans un slasher ! Eh bien ils tardent à venir, alors comme les actrices sont charmantes, SAVAGE WEEKEND enchaîne les scènes sexy voire carrément olé olé. La tension sexuelle entre l'héroïne et le bûcheron de service atteindra même son paroxysme lors d'une scène hallucinante de traite de vache hautement érotique (si, si, je vous assure).

Caitlin O'Heaney, tueur masqué, savage weekend, lingerie, scie circulaire, meurtre, horreurLe massacre commence dans la dernière partie du film et tout le casting ou presque se fera enfin trucider de manière malheureusement peu originale. Excepté un meurtre à la scie circulaire très réussi, on reste un peu sur sa faim : pas assez flippants, pas assez sanglants, les autres meurtres font un flop.

Un peu plus malin qu'il n'y paraît, le film joue tout de même avec les codes pour nous montrer des citadins finalement pas si civilisés et des ploucs pas si horribles. Peu palpitant, SAVAGE WEEKEND reste tout de même agréable à regarder grâce à ses nombreuses scènes déshabillées.


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