29 décembre 2016

CATACOMBES (Critique)

affiche française du film catacombes french poster movies as above so below

(AS ABOVE, SO BELOW aka LA-HAUT COMME ICI-BAS aka ASI EN LA TIERRA COMO EN EL INFIERNO)



de John Erick Dowdle


avec Perdita Weeks, Ben Feldman, Edwin Hodge, François Civil, Marion Lambert, Ali Marhyar, Cosme Castro, Théo Cholbi, Roger Van Hool...




Horreur – Etats-Unis (2014)





Perdita Weeks et Ben Feldman à la recherche de la pierre philosophale dans le film catacombesA la recherche de la pierre philosophale, une archéologue et son équipe fouillent illégalement les souterrains de Paris et se retrouvent confrontés à des phénomènes paranormaux...

Après une séquence d’ouverture assez obscure censée se dérouler en Iran, CATACOMBES nous entraîne dans une petite visite guidée de la Capitale sur les traces de Nicolas Flamel, le plus connu des alchimistes. On passe donc de sa maison à la rue portant son nom pour finir au Musée de Cluny où se trouve sa pierre tombale.

Perdita Weeks vue de derrière dans le film catacombes (as belove so below)
Après ce petit périple sympatoche mais un peu mou, direction l'immense ossuaire, lieu propice au surnaturel et à l'étrange où les choses sérieuses commencent enfin.

28 décembre 2016

BABYCALL (Critique)

affiche française french poster de Babycall avec Noomi Rapace

(aka THE MONITOR)



de Pål Sletaune


avec Noomi Rapace, Kristoffer Joner, Vetle Qvenild Werring, Stig R. Amdam, Maria Bock, Henrik Rafaelsen, Kaia Varjord, Torkil Høeg...



Fantastique / Drame / Thriller – Allemagne / Norvège / Suède (2011)




Noomi Rapace dans Babycall de Pal SletauneLoin du rôle de Lisbeth Salander, Noomi Rapace incarne ici une femme apeurée, victime d’un mari violent, vivant presque recluse et surprotégeant son fils de huit ans. Pour mieux surveiller son enfant, elle va jusqu’à acheter un baby-phone mais capte d’étranges conversations. Intriguée, elle décide de mener l’enquête alors que les problèmes personnels se multiplient…

Pål Sletaune retrouve avec BABYCALL les thèmes déjà développés dans NEXT DOOR, son film précédent : la folie et l’altération de la réalité suite à un traumatisme.

un dessin ensanglanté dans Babycall de Pal Sletaune
Moins sexuellement explicite Plus aseptisé que son prédécesseur et flirtant avec le fantastique, BABYCALL garde cette étrangeté si particulière que Pål Sletaune arrive à insuffler à chacune des scènes, même les plus anodines… Etrangeté qui, couplée à un rythme lancinant, peut décourager les spectateurs même les plus aguerris.

27 décembre 2016

THE PRISON ISLAND MASSACRE (Critique + Réplique de la mort qui tue)

affiche poster prison island massacre angel of death 2 d'andreas bethmann porno gore allemand

(ANGEL OF DEATH 2 aka FRAUENGEFANGNIS 4 : FLUCHT VON DER TODESINDEL aka WOMEN BEHIND BARS 4 : ESCAPE FROM PRISON ISLAND)




d'Andreas Bethmann





avec Lina Romay, Natascha Farrel, Marianna Bertucci, Erich Amerkamp, Thomas Kercmar, Manoush, Jess Franco, Andreas Schnaas, Andreas Bethmann...



WIP / Porno / Gore – Allemagne (2007)

 

 

Amis du bon goût, passez votre chemin : voici un film d'Andreas Bethmann !

Une jolie auto-stoppeuse est violée par un automobiliste, mais arrive à envoyer un sms à l'insu de son violeur alors qu'elle lui taille une pipe (!), afin de prévenir la police. Celle-ci arrivera dans les 5 secondes (alors que la scène est censée se passer à 10 km de la ville !). Le violeur assomme sa victime et cache dans sa culotte un sachet de drogue... Elle finit en prison... Un homme offre 10 millions à des mercenaires pour libérer sa fille incarcérée à tort... Forcément on se dit qu'il y a un rapport entre les deux jeunes femmes, eh bien non, si ce n'est qu'elles se retrouvent dans la même prison tenue d'une main de fer par Mademoiselle Steele (Lina Romay).

Nous voilà donc en présence d'un film de "prison de femmes", genre qui a ses codes et ses scènes incontournables : l'arrivée à la prison, le déshabillage et la remise de l'uniforme (qui est souvent une simple chemise un peu longue), la rencontre avec la directrice (ou la gardienne-chef) lesbienne et sadique, les attouchements lesbiens entre co-détenues (ou avec la directrice ou la gardienne-chef), la douche en commun, les tentatives d'évasion, la fuite dans la jungle hostile, les brimades et tortures, etc...

Et là, on ne peut pas dire qu'Andreas Bethmann, ne respecte pas le genre, mis à part la scène de douche, cet oubli est d'ailleurs étonnant du bonhomme, tout y est ! Il nous offre même en cadeau des scènes homosexuelles entre hommes, ce qui n'est pas évident dans un film de prison de femmes, comme quoi quand on veut, on peut.

Mais ce n'est pas tout de nous proposer ces scènes attendues, il faut aussi qu'elles s'enchainent de manière plus ou moins cohérente ! Or ce n'est pas vraiment le cas. Comme souvent, Bethmann néglige son scénario au profit des scènes pornographiques et gores, surtout pornographiques d'ailleurs. On a donc droit à plusieurs scènes totalement inutiles avec au milieu du remplissage. La scène du viol par exemple n'apporte rien à l'histoire et n'a finalement d'intérêt que pour le réalisateur, en effet, il endosse le dur rôle de l'automobiliste (ou le rôle de l'automobiliste dur, c'est au choix).

26 décembre 2016

MACUMBA SEXUAL (Critique)

affiche poster de Macumba Sexual de Jess Franco avec Lina Romay et Ajita Wilson

de Jess Franco





avec Lina "Candy Coster" Romay, Ajita Wilson, Antonio "Robert Foster" Mayans, Jess Franco, Lorna Green, José Ferro




Erotique / Fantastique – Espagne (1983)





Lina Romay la bouche ouverte dans MACUMBA SEXUALL'héroïne de MACUMBA SEXUAL s'appelle Alice (Lina Romay) et ce n'est donc pas un hasard si Jess Franco nous entraine (enfin il faut quand même prévoir un café ou deux avant de se laisser entrainer), dans une aventure entre fantasme, magie et folie.

C'est fou ce que le personnage de "Alice au Pays des Merveilles" peut inspirer et être en même temps casse-gueule, Claude Chabrol s'y était cassé les dents avec son ALICE OU LA DERNIERE FUGUE, film presque aussi soporifique que celui dont il est question ici et ceci malgré la présence de la superbe Sylvia Kristel et de petits jeunes qui n'en voulaient comme Charles Vanel ou Michel Serrault.
Lina Romay rêve nue dans MACUMBA SEXUAL
Dans MACUMBA SEXUAL au casting plus franquiste, Alice, donc, en vacances aux Canaries avec son compagnon, un écrivain français, fait de nombreux rêves, tous plus étranges et pénétrants les uns que les autres. Pour dire, dedans il y a une grande femme noire et un fétiche en forme d'oiseau avec un zizi turgescent...

Alors Alice dort mal et ondule du bassin en gémissant sur son lit. Et ça, Lina Romay le fait super bien surtout sous le pseudo de Candy Coster. Ah, astucieuse et espiègle Candy qui rêve et imagine tous les soirs en s'endormant que la grande princesse Obongo vient la toucher doucement.

25 décembre 2016

WELCOME TO THE JUNGLE (Critique)

de Jonathan Hensleigh




avec Veronica Sywak, Sandy Gardiner, Callard Harris, Nick Richey, Rich Morris, Del Roy...





Cannibales – Etats-Unis (2007)




Suite à une rumeur, 2 couples se rendent en Nouvelle Guinée, sur le territoire de tribus cannibales, à la recherche d'un milliardaire disparu quelques décennies plus tôt, histoire de réaliser un documentaire qu'ils comptent bien vendre à prix d'or...

Le territoire cannibale est très retiré et on va s'en rendre compte vu qu'il faudra être très patient pour y arriver. En effet, l'immense première partie (en gros les 4/5 du film) consiste en des dialogues ininterrompus entre les 2 couples filmés caméra à l'épaule. Ces derniers s'enfoncent dans la jungle tout d'abord copains comme cochon, puis ils vont bien sûr s'entre-déchirer, toujours par caméra interposée, au fur et à mesure de l'aventure et des difficultés.

22 décembre 2016

DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT : L'INITIATION (Critique)

affiche poster jaquette DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT : L'INITIATION(INITIATION : SILENT NIGHT, DEADLY NIGHT 4)



de Brian Yuzna


avec Neith Hunter, Clint Howard, Maud Adams, Tommy Hinkley, Reggie Bannister, Alyce Beasley, Jeanne Bates, Conan Yuzna, Laurel Lockhart, Glen Chin, Marjean Holden...



Horreur / Fantastique – Etats-Unis (1990)




DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT : L'INITIATION Maud Adams et Neith Hunter s'embrassentIntriguée par un reportage télé entre-aperçu alors qu'elle baise dans un motel, Kim, sous-fifre dans un journal, décide de mener sa propre enquête sur un cas de combustion spontané...

Faisant totalement table rase des épisodes précédents, DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT : L'INITIATION n'est pas un slasher comme ses prédécesseurs mais lorgne du côté du fantastique en s'intéressant à la sorcellerie. Le thème de Noël est d'ailleurs pratiquement absent du film sauf lors d'un meurtre à la guirlande lumineuse.

PIRANHA 3DD (Réplique de la mort qui tue)


affiche piranha 3dd de john gulager

"Josh s'est coupé le pénis parce qu'un poisson est sorti de mon vagin."






PIRANHA 3DD de John Gulager

21 décembre 2016

LES CONTES GALANTS DE LA FONTAINE (Critique)

LES CONTES GALANTS DE LA FONTAINE affiche poster jose benazeraf

(aka LES CONTES DE LA FONTAINE aka SESSO BUFFO)





avec Paul Bisciglia, Julie Arnold, Muriel Montossé, Magali Llorca, Sylvie Schmidt, Michel Voletti, Christiane Jean, Antoine Marin, Emmanuel Franval, Thizou Durand...



Erotique / Comédie – France (1983)





Muriel Montossé LES CONTES GALANTS DE LA FONTAINE nue bénazérafLES CONTES GALANTS DE LA FONTAINE fonctionnent, avant l'heure, sur le principe de la SERIE ROSE (que les plus anciens d’entre nous ont eu la chance de voir la nuit sur FR3, ancêtre de France 3) où des réalisateurs plus ou moins connus adaptaient des textes érotiques de grands auteurs de la littérature. Ici, José Bénazeraf (L'ENFER SUR LA PLAGE) s’amuse à donner sa vision des contes libertins de Jean de La Fontaine.

Julie Arnold nue LES CONTES GALANTS DE LA FONTAINE bénazérafLes 3 premiers courts-métrages s’intéressent à des couples de notables avec histoires de "cocufiages" avec le petit personnel, de subterfuges pour tromper l’autre et de problèmes d’impuissance. Le tout sur le ton léger de la gaudriole. Ceux-ci se regardent sans déplaisir avec tout de même un bémol pour CONTE NORMAND trop long et trop avare en nudité pour captiver, malgré la présence de Christiane Jean (la sitcom de sinistre mémoire LES FILLES D'A COTE). Pour les nostalgiques de la classe (toujours sur FR3), on notera, dans le premier court LE COCU BATTU... ET CONTENT, la présence de Muriel Montossé, fidèle à elle même…

L’ENFANCE DU MAL (Critique)


L’ENFANCE DU MAL poster affiche
(aka SWEET EVIL)


de Olivier Coussemacq


avec Anaïs Demoustier, Pascal Greggory, Ludmila Mikaël, Aurélia Petit, Sylvain Dieuaide…




Thriller – France (2010)





Anaïs Demoustier, Ludmila Mikaël et Pascal Greggory prennent le petit déjeunerUne adolescente squatte la dépendance d’une maison bourgeoise. Ses propriétaires, un juge et sa femme, la découvrent et décident de l’héberger. Une relation ambiguë s’installe rapidement entre eux. Mais la jeune femme est-elle arrivée là par hasard ?

Sans être Sherlock Holmes, on comprend assez vite le pourquoi de la présence de cette adolescente, ce qui en soit n’est pas gênant. Dans ce huis-clos typiquement "chabrolien", l’important réside dans l’atmosphère, dans les interactions entre les différents protagonistes.

20 décembre 2016

LA PLUS LONGUE NUIT DU DIABLE (Critique)

affiche de la plus longue nuit du diable avec jean servais et erika blanc

(aka THE DEVIL'S NIGHTMARE aka LA NUIT DES PETRIFIES aka SUCCUBUS aka LA TERRIFICANTE NOTTE DEL DEMONIO)



de Jean Brismée


avec Erika Blanc, Jean Servais, Ivana Novak, Daniel Emilfork, Lorenzo Terzon, Shirley Corrigan, Jacques Monseau, Christian Maillet, Colette Emmanuel, Frederique Hender, Lucien Raimbourg...



Horreur / Epouvante – Belgique / Italie (1971)





Des voyageurs perdus trouvent refuge dans un château situé au milieu de nulle part où ils sont accueillis par le maître des lieux et ses employés quelque peu inquiétants. Une malédiction plane sur ce château et, après l'arrivée d'une invitée surprise, les meurtres vont se succéder...

Film à l'ambiance toute particulière entre onirisme et scènes sanglantes, LA PLUS LONGUE NUIT DU DIABLE bénéficie d'un casting de grande classe : la splendide Erika Blanc (OPERATION PEUR) en succube, Jean Servais (DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES) en baron maudit et Daniel Emilfork (MIDI MINUIT) dont le rôle de Satan... excusé du peu...

NOIR COMME LE SOUVENIR (Critique)

afiiche de noir comme le souvenir de mocky

(aka BLACK FOR REMEMBRANCE aka OSCUROS RECUERDOS)




de Jean-Pierre Mocky




avec Jane Birkin, Sabine Azéma, Jean-François Stévenin, Benoît Régent, Matthias Habich, Alain Fourès, Vanessa Larré, Jenny Alpha, Dominique Zardi, Michel Bertay, Jany Holt...



ThrillerPolicier / Allemagne – France – Suisse (1995)





noir comme le souvenir de mockyComme le souligne, avec son tact légendaire, Mocky dans les bonus du DVD Pathé, Jane Birkin et Sabine Azema c’est pas Sharon Stone et Nicole Kidman. Pas faux, mais d’un autre côté, je me demande ce que madame j'ai pas mis de culotte et l'ex d'un scientologue de petite taille seraient venu foutre dans un film de Mocky au fin fond de la Suisse, alémanique de surcroît !

En tout cas, même si la prestation d’actrice de Jane Birkin n’est pas toujours des plus convaincantes, l’intrigue est assez bien ficelée pour tenir le spectateur en haleine.

LA SŒUR D'URSULA (Critique)

LA SORELLA DI URSULA AFFICHE POSTER

(LA SORELLA DI URSULA aka THE SISTER OF URSULA aka CURSE OF URSULA)



de Enzo Milioni


avec Barbara Magnolfi, Stefania D'Amario, Marc Porel, Yvonne Harlow, Vanni Materassi, Anna Zinnemann, Antiniska Nemour...



Giallo / Erotique – Italie (1978)




la soeur d'ursullaDeux sœurs, Ursula et Dagmar séjournent dans un hôtel en bord de mer. Roberto, le directeur de l’établissement, est marié avec Vanessa mais couche avec Stella, la chanteuse du bar. Vanessa, qui n’est pas en reste, a une liaison saphique avec Jenny. Filippo, le beau gosse du coin, aime quant à lui Stella mais drague Dagmar qui se laisserait bien tenter. Ursula a des visions macabres et refuse toute forme de contact. Cherchez l’intruse…

Pendant que tout ce joli monde prend du bon temps, un mystérieux tueur sévit…

100 TEARS (Critique)

100 tears poster affiche
(aka THE CLOWN)


de Marcus Koch


avec Georgia Chris, Joe Davison, Raine Brown, Jack Amos, Jeff Dylan Graham, Rod Grant, Norberto Santiago, Kibwe Dorsey, Leslie Crytzer, Brad Rhodes, Krystal Badia...



Gore – Etats-Unis (2007)



Deux journalistes d'un canard à sensations mènent l'enquête sur des meurtres non élucidés. Enquête qui va les emmener dans le milieu du cirque ambulant...

C'est léger mais 100 TEARS se résume en gros en une succession de meurtres perpétrés par un vieux clown (celui de la jaquette) avec une enquête toute fadasse au milieu. On en a donc pour presque tous les goûts : décapitations, éventrations et autres réjouissances se succèdent à un rythme soutenu. Sympa mais un peu longuet, l'ensemble virant rapidement au catalogue.

Bon c'est un gore et de ce point de vue 100 TEARS remplit son contrat, pour une fois on ne nous ment pas sur le produit : y'a du sang ! Mais point de vue originalité c'est pas ça qu'est ça : aux States, tous les tueurs sont des clowns ou bien ?

Il y a quand même quelques points positifs comme la présence de Raine Brown (qui est un peu ma chouchoute depuis BARRICADE) et de ses gros cuissots dans un rôle bien déjanté, ou encore celle d'un nain amateur de magazines pornographiques et un nain dans un film ça fait toujours plaisir !


19 décembre 2016

CARTES SUR TABLE (Critique)

affiche de Cartes sur Table
(aka CARTAS BOCA ARRIBA aka ATTACK OF THE ROBOTS)




avec Eddie Constantine, Françoise Brion, Sophie Hardy, Fernando Rey, Vicente Roca, Lemmy Constantine, Mara Laso, Aida Power, Marcelo Arroita-Jáuregui, Alfredo Mayo, Ricardo Palacios...



Comédie - Aventure / Espagne - France (1966)



Eddie Constantine et Françoise BrionDes personnalités sont assassinées à travers le monde. Les coupables possèdent tous un groupe sanguin rare : le rhésus 0. Chargé de l’enquête, Interpol envoie Al Pereira (Eddie Constantine), un ancien agent possédant le rhésus 0, comme appât…

Vous prenez une pincée de CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR, une poignée de OSS 117 et un soupçon de JAMES BOND et vous obtenez CARTES SUR TABLE, film frais et sympathique à l’humour daté mais savoureux.

Entouré comme il se doit de p’tites pépées et distribuant des mandales à la moindre occasion, Eddie Constantine (ALPHAVILLE), fidèle à son image, trimballe sa carcasse de Chine en Espagne afin de démêler le vrai du faux dans cette histoire d’assassinats où, justement, personne ne joue cartes sur table.

Françoise Brion (L'IMMORTELLE) et Sophie Hardy (DES FRISSONS PARTOUT) sont charmantes et ne font pas office de potiches, les situations sont cocasses et l’intrigue totalement rocambolesque.

Avec autant d’atouts en main, CARTES SUR TABLE ne pouvait que remplir son contrat : divertir.


LE CHATEAU DES MESSES NOIRES (Critique + Réplique de la mort qui tue)

(DER FLUCH DER SCHWARZEN SCHWESTERN aka LES VIERGES DES MESSES NOIRES aka THE DEVIL'S PLAYTHING aka VAMPIRE ECSTASY...)



de Joseph W. Sarno



avec Nadia Henkowa, Marie Forså, Anke Syring, Ulrike Butz, Nico Wolf, Flavia Keyt, Alon d'Armand, Claudia Fielers




EpouvanteErotique / R.F.A. - Suède – Suisse (1973)





Habitué des films de fesses, Joseph W. Sarno s’attaque avec LE CHATEAU DES MESSES NOIRES (à ne pas confondre avec LE CHATEAU DES FESSES NOIRES traitant de la crise du textile dans les bassins miniers) au gothique et, même s’il en reprend les codes, livre au final un film érotique sur fond de vampirisme et de malédiction dont les tenants et les aboutissants resteront plus qu’obscures.

Oh surprise, LE CHATEAU DES MESSES NOIRES enchaîne surtout les scènes de messes noires, occasion idéale de déshabiller le casting. Le personnage du vampire, peu exploité, se limite à l’évocation de son pouvoir érotique : notre suceuse de sang (il s’agit ici d’une demoiselle) est en effet éclipsée par le personnage de la grande prêtresse, vraie héroïne du film.

LA FEMME SCORPION (Critique)

la femme scorpion affiche
(JOSHU 701-GÔ : SASORI aka FEMALE PRISONER #701 : SCORPION)


de Shunya Ito


avec Meiko Kaji, Rie Yokoyama, Isao Natsuyagi, Fumio Watanabe, Yayoi Watanabe, Yôko Mihara, Akemi Negishi, Hideo Murota...



Women in Prison / Rape and Revenge – Japon (1972)




Premier volet de la "saga SCORPION", LA FEMME SCORPION nous permet de faire connaissance avec Nami aka Scorpion. Piégée par l'homme qu'elle aime, un flic véreux, et violée par des voyous, elle se retrouve injustement en prison. Elle n'a alors de cesse de s'évader afin de se venger de ceux qui l'ont fait souffrir. D'une dureté sans limite, elle est prête à endurer toutes les brimades et humiliations sans jamais abdiquer afin d'arriver à ses fins...

A mi-chemin entre le film de "prison de femmes" et le "rape and revenge", LA FEMME SCORPION respecte les fondamentaux des 2 genres (scène de douche, lesbianisme, punitions corporelles... pour le WIP / mâles abjects, vengeance sanglante... pour le Rape and Revenge) et nous entraine dans une prison nippone où la violence est omniprésente, qu'elle vienne des gardiens ou des détenues... Ce film ne se limite pourtant pas à un simple WIP, son réalisateur ayant apporté un soin tout particulier à son esthétisme (couleurs flamboyantes, cadrages originaux) mais aussi au traitement de son personnage principal.

En effet, LA FEMME SCORPION ne serait rien sans son héroïne et la charismatique Meiko Kaji (LADY SNOWBLOOD), totalement habitée par ce rôle, crève carrément l'écran.

Alternant passages hyper-violents et passages oniriques, LA FEMME SCORPION est un superbe film, sans concession, dur, troublant et envoûtant, à l'image de son héroïne...


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