01 janvier 2018

SEE NO EVIL (Critique)

SEE NO EVIL, gregory dark, slasher, horreur, glenn kane jacobs, etats-unis
de Gregory Dark


avec Glenn Kane Jacobs, Christina Vidal, Samantha Noble, Michael J. Pagan, Rachael Taylor, Steven Vidler, Cecily Polson, Penny McNamee, Sam Cotton, Luke Pegler, Zoe Ventoura...




Slasher / Horreur – Etats-Unis (2006)



SEE NO EVIL, gregory dark, slasher, horreur, glenn kane jacobs, etats-unisLors d'une intervention, deux policiers découvrent dans une maison une femme les yeux arrachées, très vite les coups de haches fusent, l'un meurt, l'autre perd un bras mais à le temps de tirer sur son agresseur... Quatre ans plus tard, ce flic s'occupe de jeunes délinquants et les accompagne dans un vieil hôtel désaffecté qu'ils doivent nettoyer pour diminuer leur peine...

D'un scénario ultra convenu, le réalisateur, Grégory Dark (la série des NEW WAVE HOOKERS), nous offre un film... bin ultra convenu. Tout y est : la bande de jeunes décervelés, le vieux flic, la vieille bâtisse mystérieuse, etc...

SEE NO EVIL, gregory dark, slasher, horreur, glenn kane jacobs, etats-unis, gore, yeux arrachés
Pourtant, même si l'on comprend tout très rapidement (faut dire, il n'y a pas grand chose à comprendre), le film reste agréable à regarder avec son tueur bien bourrin (qui n'est pas sans rappeler notre cher Leatherface) et ceci malgré les victimes décidément peu charismatiques. On se contrefout d'ailleurs royalement de savoir qui sera le prochain à se faire énucléer faute à un scénario pas assez recherché, toute l'action se résumant à suivre les méfaits du tueur.

30 décembre 2017

SOMEONE DOWN THERE LIKES ME (Critique)

SOMEONE DOWN THERE LIKES ME, NEKDO TAM DOLE ME MA RAD, rape and revenge, gore, fantastique, république tchèque, film
(NĔKDO TAM DOLE MĔ MÁ RÁD)


de Roman Vojkuvka


avec Martin Frajt, Barbora Mottlová, Andrea Civáňová, Michal Sopuch, Jiří Chromečka, Miroslav Přívětivý, Petr Vanek, Justin Diaz, Simona Zetíková, Karin Ševčíková...



Rape and Revenge / Gore / Fantastique – République Tchèque (2009)



SOMEONE DOWN THERE LIKES ME, NEKDO TAM DOLE ME MA RAD, rape and revenge, gore, fantastique, république tchèque, filmAgressé alors qu'il rentre de l'église, Otto se retrouve tétraplégique et ne peut plus communiquer qu'en clignant des yeux. Quelques années plus tard, sa femme, lasse de la vie qu'elle mène, boit comme un trou et ramène des hommes chez eux. Prisonnier de son fauteuil, Otto est  contraint de passer ses journées devant la télé attendant que madame daigne changer sa perfusion et faire sa toilette. Alice, leur fille, décide de revenir à la maison pour s'occuper de son père. Alors qu'un semblant d'ordre paraît revenir, trois voyous débarquent, violent et massacrent les deux femmes sous les yeux d'Otto, impuissant...

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Vendu comme "le film le plus sanglant de l'histoire du cinéma tchèque" (joli argument de vente !), c'est surtout dans sa première partie, où le gore n'est présent que lors de la mise à mort des deux femmes, que SOMEONE DOWN THERE LIKES ME impressionne. Cette partie prend aux tripes, met mal à l'aise et constitue vraiment un tour de force, sans pour autant devenir simpliste. Il est bien sûr difficile de rester de marbre devant les nombreuses humiliations que subit chaque jour Otto mais le film nous fait également ressentir la détresse de sa femme, dont le quotidien sordide nous est présenté sans artifice. Les acteurs sont bien sûr pour beaucoup dans cette réussite, mais aussi la mise en scène très sobre, sans effets inutiles. On a l'impression d'être dans le réel et dans cette sensation réside la puissance du film.

29 décembre 2017

GRAVEYARD OF THE DEAD (Critique)

Stacy Silver, jaquette, GRAVEYARD OF THE DEAD, nue, naked, walking dead
(EL RETORNO DE LOS TEMPLARIOS)


de Vick Campbell


avec Eloise McNought, Julian Santos, Thais Buforn, Dani Moreno, Raquel Ezpeleta, Albert Gammond, Anarka de Ossorio, Rick Gomans, Jose Teruel...



Horreur – Espagne (2009)



GRAVEYARD OF THE DEAD, horreur, templiers morts vivants, espagne, goreXIVème siècle, des templiers marchent, marchent et marchent encore. Ils rencontrent des paysans, en fouettent un et le tuent. Puis ils marchent, marchent et marchent encore. Ils enlèvent une jeune femme, la fouettent, la tuent et boivent son sang. Puis ils marchent un peu... etc, etc, etc... Les paysans en ont marre et les tuent.

XXème siècle, les templiers, devenus morts-vivants, sortent de leurs tombes et marchent, marchent et marchent encore, mais plus lentement que quand ils étaient vivants vu qu'ils sont quand même un peu morts. Ils fouettent par-ci par-là, tuent une jeune femme et se remettent en marche... etc, etc, etc...

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Vick Campbell, réalisateur du film, reprend à sa façon les personnages fétiches de Amando de Ossorio, à savoir les templiers morts-vivants, mais avec moins de réussite. En effet, le moins que l'on puisse dire c'est que son film n'est guère palpitant. Il est même carrément soporifique faute à une action ultra répétitive et à son manque de rythme. Et ce n'est pas le jeu très amateur des acteurs qui sauvent ce film et encore moins les costumes qui font vraiment pitié.

Les effets gores sont, pour ce genre de production, corrects, mais peu nombreux et finalement pas assez mauvais pour devenir bons.

21 décembre 2017

DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT : LES JOUETS DE LA MORT (Critique)

DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT : LES JOUETS DE LA MORT, jaquette, horreur, noel, jouets
(SILENT NIGHT, DEADLY NIGHT 5 : THE TOY MAKER aka JUEGOS DIABOLICOS aka NATAL SANGRENTO 5 : O HORROR NA LOJA DE BRINQUEDOS)


de Martin Kitrosser


avec William Thorne, Jane Higginson, Mickey Rooney, Brian Bremer, Tracy Fraim, Neith Hunter, Clint Howard, Conan Yuzna, Van Quattro, Gerry Black, Richard N. Gladstein...


Fantastique / Horreur – Etats-Unis (1991)



DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT : LES JOUETS DE LA MORT, mickey rooney, père noel, santa claus, horreurOn sonne à la porte des Quinn. Comme ses parents font crac-crac et sont donc trop occupés pour répondre, le jeune Derek va ouvrir et découvre un cadeau de Noël qui lui est adressé. Ne pouvant résister, il commence à déballer le paquet quand son père surgit et l'envoie au lit. Le père finit d'ouvrir le cadeau et en sort un Père Noël mécanique qui, comme possédé, lui saute au visage et le tue...

DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT : LES JOUETS DE LA MORT, clint howard, santa, horreur, fantastiqueOn avait compris avec l'épisode 4, totalement hors sujet, qu'on pouvait faire une croix sur la saga familiale de Billy et son frère. C'est confirmé avec cet opus 5 qui, même s'il respecte les fondamentaux de la série (des meurtres autour de Noël), flirte plus avec le fantastique qu'avec le slasher. En effet, adieu le tueur traumatisé par le Père Noël, bonjour les jouets tueurs.

28 novembre 2017

LES ORGIES DE CALIGULA (Critique + répliques de la mort qui tue)


LES ORGIES DE CALIGULA, jaquette, Lorenzo Onorati, Robert Gligorov, Péplum érotique, nanar
(ROMA. L'ANTICA CHIAVE DEI SENSI aka CALIGULA'S SLAVE)


de Lorenzo Onorati (sous le pseudo de Franck Kramer)


avec Robert Gligorov, Sandra Venturini, Aldo Ralli, Maurice Poli, Francesco Romei, Gianfranco Parolini, Louise Kamsteeg, Cristy Brandao, Aldo Sambrell, Rodolfo Licari...



Péplum / Erotique / Nanar – Italie (1985)



LES ORGIES DE CALIGULA, Lorenzo Onorati, Robert Gligorov, Péplum érotique, nanar, seins nusDe jeunes gens en toge frappent dans leurs mains. Une femme aux aisselles poilues se retrouve les seins nus et s’enfuit, poursuivie par un jeune homme. Ce dernier la rattrape, ils se sourient, il la prend en levrette. Sur ces entrefaites, un jeune éphèbe habillé comme un pirate de chez Michou arrive. Il est accompagné de trois femmes nues qu’il promène en laisse et a l’air très mécontent. Le premier jeune homme (celui de la levrette) s’excuse, les deux hommes s’embrassent quand soudain le jeune éphèbe le mord jusqu’au sang puis le calotte. On apprend alors que ce coquet flibustier n’est autre que Caligula.

LES ORGIES DE CALIGULA, Lorenzo Onorati, Robert Gligorov, Péplum érotique, nanar
Cette scène d’ouverture des plus exotiques ne laisse aucun doute : nous sommes en présence d’un nanar ! Mais attention, pas de n’importe quel nanar : LES ORGIES DE CALIGULA représente la crème de la crème des nanars, de ceux qu’on peut voir et revoir sans se lasser.

Tout dans ce film est succulent : le jeu des acteurs réellement catastrophique, l’intrigue des plus nébuleuses, le non-sens de certaines scènes, les costumes ridicules, etc…

25 novembre 2017

LA POSSEDEE (Critique)

LA POSSEDEE, Christina Lindberg, Erotique, Exposed, jaquette
(EXPONERAD aka EXPOSED aka DIARY OF A RAPE)


de Gustav Wiklund


avec Christina Lindberg, Heinz Hopf, Björn Adelly, Janne Carlsson, Birgitta Molin, Siv Ericks, Tor Isedal...



Erotique / Drame – Suède (1971)


LA POSSEDEE, Christina Lindberg, Erotique, Exposed, naked, female nudity, seins nusPendant une soirée, Léna, une étudiante, pose nue pour des photos coquines. Victime d’un chantage de la part du photographe, elle est obligée de prendre part aux parties fines qu’il organise et d’avoir des relations sexuelles avec ses invités, hommes ou femmes…

Difficile à la lecture de ce "pitch", de ne pas voir entre LA POSSEDEE et le culte THRILLER certains points communs. Outre la présence de Christina Lindberg et de Heinz Hopf, des similitudes existent au niveau du scénario. En effet, comme dans le rape and revenge de Bo Arne Vibenius, l’héroïne se retrouve sous l’emprise d’un homme, non par la drogue mais par le chantage, non pour l’argent mais par perversion.

LA POSSEDEE, Christina Lindberg, Erotique, Exposed, naked, female nudity, seins nus
Comme dans ANITA, autre film érotique avec Christina Lindberg, le réalisateur utilise le contraste qui existe entre son visage juvénile et ses formes affriolantes afin d'accentuer son propos. Malheureusement, son jeu d’actrice n’est pas au niveau de son physique, le manque d’expression de l'actrice, qui semble continuellement ailleurs, nuit quelque peu au film, comme c'était déjà le cas dans THRILLER. Difficile dans ces conditions d’éprouver une quelconque empathie envers cette jeune étudiante qui fantasme des scènes de sexe et de violence, qui veut fuir sans vraiment le faire et qui cherche l’amour sans vraiment le vouloir. Le personnage de Léna devient alors très vite irritant tant on a envie de la secouer (il s’agit là d’une image) pour la faire réagir. On suit donc ses pérégrinations au gré de ses rencontres jusqu’à un final très sombre qui aurait mérité une approche plus subtile.

08 novembre 2017

ANGEL OF DEATH (Critique)

ANGEL OF DEATH, zoe bell, jaquette, action, tueuse, Paul Etheredge
(aka ED BRUBAKER'S ANGEL OF DEATH)




avec Zoë Bell, Brian Poth, Doug Jones, Vail Bloom, Jake Abel, Justin Huel, Lucy Lawless, Ted Raimi, Ingrid Rogers, Kaela Crawford, John Serge...



Action – Etats-Unis (2009)



ANGEL OF DEATH, zoe bell, action, tueuse, Paul EtheredgeTueuse professionnelle, Eve travaille pour la mafia et enchaîne les assassinats sans aucun état d’âme. Lors d’un énième contrat, tout bascule : elle tue une adolescente innocente et se retrouve avec un poignard planté dans le crane. Elle s'en sort miraculeusement mais, hantée par la jeune victime, se voit contrainte de ne buter que des méchants, à savoir ses anciens commanditaires…

Révélée au grand public par Quentin Tarantino dans BOULEVARD DE LA MORT, Zoë Bell, également cascadeuse, est, de par son physique, crédible en tueuse professionnelle, et ne fait jamais tâche pendant les nombreuses scènes d'action, même les plus bourrines. Et c’est là le point fort de ce film : son actrice principale et ses épaules de déménageur.

ANGEL OF DEATH, zoe bell, action, tueuse, Paul Etheredge
Malheureusement cela ne suffit pas à faire un bon film et le manque de scénario et de profondeur des personnages fait ressembler ANGEL OF DEATH à un pilote de série télé.

On retrouve, en effet, toutes les caractéristiques propres à ce genre très codé : des personnages facilement identifiables (l'héroïne torturée et indestructible, la flic intelligente et la méchante méga méchante), une situation de départ claire et des perspectives d’évolution non exploitées. D’où une impression d’inachevé.

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